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    Grid : un nouveau studio audiovisuel en métropole Lilloise

    Grâce à son écosystème numérique développé, Lille attire les studios d’animation ! La société Belge Grid a choisi d’implanter son troisième bureau dans les Hauts-de-France.

    Booking.com signe à nouveau à Tourcoing

    Booking.com annonçait ses intentions en Avril, la nouvelle est maintenant réalité. L’entreprise signe pour un nouveau bâtiment à Tourcoing. Mais quelles sont les raisons de cette décision ?

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    Innovation santé : 10 nouveautés made in Lille Region

    10 déc. 2014 | Santé - Nutrition, La région en mouvement

    Avec des structures de pointe dans le domaine de la santé, la recherche en Nord-Pas de Calais avance et donne le jour à de belles innovations. Voici une sélection de 10 pépites issues (pour la plupart) du site d’excellence et bio incubateur, Eurasanté, à suivre de près.

    innovations santé - Lille Region

    UNE BIOTECH LILLOISE CONTRE ALZHEIMER

    Pour la première fois dans le monde, un chercheur est autorisé à tester un candidat médicament sur l’homme en combinant les deux axes possibles pour tenter de soigner la maladie d’Alzheimer. La biotech lilloise Alzprotect, la première au monde à combiner ces deux voies de recherche, vient d’obtenir le feu vert pour tester chez l’homme une nouvelle piste de traitement. Avec effet concluant sur les souris et un vrai espoir qui commence à prendre forme dès 2010. L’étude clinique, menée auprès de 56 volontaires, doit confirmer l’innocuité et la tolérance du produit chez des sujets sains. Alzprotect va ensuite déterminer les doses, les mesures et les "biomarqueurs" pour lancer des études de phase 2 fin 2015 ou début 2016.

    GENFIT, LA BIOTECH LILLOISE QUI EXPLOSE EN BOURSE

    La maladie n’est connue que depuis quelques années et le médicament qui pourrait la soigner n’en est qu’aux tests cliniques. Cela n’empêche pas le marché de la Nash, une maladie du foie due à une alimentation trop riche, indépendamment de toute consommation d’alcool, de retenir toute l’attention des investisseurs.
    Pour preuve, la biotech Genfit, qui développe le traitement GFT505, ne cesse de bondir en Bourse. Valorisée 46,85 euros courant Septembre, soit huit fois plus qu’il y a un an, la biotech lilloise vaut près de 1,1 milliard d’euros. Les experts estiment désormais que le marché concerne plusieurs dizaines de millions de patients potentiels dans les pays développés et qu’il dépassera les 20 milliards de dollars (15,4 milliards d’euros) en 2025. « La Nash sera la première cause de transplantation du foie en 2018 », complète le PDG de Genfit, Jean-François Mouney. En Octobre dernier, Genfit annonçait avoir obtenu de nouveaux brevets en Chine et aux Etats-Unis. Ces nouveaux accords portent à 364 le nombre de brevets internationaux dont dispose désormais la société, dont 299 couvrent le GFT505.

    APTEEUS REPOUSSE LES LIMITES DE LA MEDECINE PERSONNALISEE

    Aujourd’hui le traitement proposé aux patients atteints de maladies rares est trop souvent symptomatique et non curatif. La faute à un business model non rentable lorsqu’il s’agit de niches thérapeutiques. Pour contourner ce problème, APTEΞUS, société de biotechnologie, a choisi de retourner le schéma de développement d’un médicament en partant du patient pour aller vers des marchés plus larges et en se basant sur la pharmacopée existante. En quelques jours, APTEΞUS est capable de déterminer quelles molécules pourraient être utilisées pour traiter la pathologie du malade ciblé. C’est le principe de la médecine personnalisée poussée à l’extrême avec le concept d’un médicament pour un patient.

    MDMS OPTIMISE LA MESURE DE LA DOULEUR

    Mesurer la douleur du malade, même s'il est endormi, tel est le créneau de MDoloris Medical System (MDMS). La société vient de signer un contrat de distribution mondiale avec le groupe américain Spacelabs Healthcare, pour son moniteur de mesure de la douleur de patients adultes non communicants, notamment sous anesthésie générale. Une technique unique au monde. Avec le moniteur ANI (Analgesia Nociception Index), le personnel médical peut optimiser les doses d'analgésiques évitant les effets indésirables générés par le sous ou surdosage. La start-up a déjà vendu près de 340 moniteurs ANI dans une trentaine de pays depuis 2010. « Ce contrat avec Spacelabs nous apporte une couverture mondiale et générera plusieurs millions de dollars de chiffre d'affaires », détaille Fabien Pagniez, fondateur et dirigeant de l’entreprise. MDMS, qui a également mis au point un moniteur de mesure de la douleur pour les nouveau-nés, vient d'obtenir l'autorisation de mise sur le marché de cet appareil. La société en a déjà vendu 18 dans cinq pays.

    ETHILOG REVOLUTIONNE LE PARCOURS DU MEDICAMENT A L’HOPITAL

    Ethilog lance la première machine qui conditionne les médicaments en doses unitaires, tout en assurant leur traçabilité. «  La mise en sachets de doses individuelles existe depuis longtemps, mais nous sommes les premiers à le faire en permettant une identification totale du médicament », explique Henry Shaw, directeur général d'Ethilog, qui a investi 2 millions d'euros en R&D. Introduites d'un côté de l'armoire, les plaquettes sont découpées individuellement. Chaque médicament ressort de l'autre côté dans son emballage d'origine, sans aucun suremballage, fixé par deux points de colle sur des petites cartes sur lesquelles figurent le nom du médicament, le numéro du lot et sa date d'expiration. Ces automates, protégés par plusieurs brevets, peuvent conditionner jusqu'à 1.500 doses unitaires par heure. Elles sont ensuite automatiquement rangées dans des boîtes-racks qui s'insèrent dans une armoire de distribution intelligente, conçue également par Ethilog. Objectif : éviter les erreurs de médication et optimiser la gestion des stocks. Les médicaments non utilisés, encore sous blister, peuvent aussi être remis dans le système. « Selon diverses enquêtes, on sait que, à travers le monde, 5 % des patients hospitalisés subissent aujourd'hui des conséquences graves dues à des erreurs de médication », souligne Henry Shaw.

    LES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES DE VF BIOSCIENCE

    La  satisfaction d’avoir un premier complément alimentaire sur le marché se lit sur les visages du duo franco-belge à la tête de Vf Bioscience. Créée fin 2011, cette jeune entreprise innovante installée dans le bio incubateur d’Eurasanté développe des compléments alimentaires à  base de probiotiques brevetés, qui proviennent de l’extérieur ou de sa propre collection de 200 souches, et d’ingrédients fonctionnels tels que des vitamines. Sorti fin 2013, Reg’activ cholestérol s’adresse aux personnes présentant une hypercholestérolémie modérée, soit 10 à 15 % de la population selon les pays. « Reg’activ réduit  le taux de cholestérol dans le sang de 20% et améliore d’autres paramètres sanguins  liés au risque de développer des maladies cardiovasculaires », explique Marc Frémont, directeur R&D de la start-up.

    LA PROTHESE INNOVANTE DE COUSIN BIOTECH ET DU Pr PATTOU

    A Lille, PME et cliniciens collaborent en toute simplicité. Ainsi en est-il du projet qui rassemble Cousin Biotech, développeur d’implants médicaux à base textile depuis 20 ans, et l’équipe du Pr François Pattou, spécialiste des traitements non pharmacologiques du diabète. Ensemble ils développent une prothèse efficace contre l’obésité et le diabète de type 2. Leurs équipes, qui travaillent main dans la main depuis plusieurs semaines, ont déjà codéposé deux brevets sur la technologie en question.

    LES DERNIERES AVANCEES D’EGID

    Nous vous annoncions il y a peu la pose de la première pierre d’EGID (European Genomic Institute for Diabetes). EGID travaille aujourd’hui avec plusieurs industriels dont Macopharma pour un programme dans le domaine de la greffe d’îlots pour le diabète de type 1 qui a déjà permis de traiter avec succès 45 patients. L’institut participe également à deux projets de recherche majeurs orientés sur la caractérisation de marqueurs de réponse chez les patients.

    4P PHARMA, LA DERNIERE PEPITE DU BIO INCUBATEUR EURASANTE

    Basée à L’Institut Pasteur de Lille, 4P Pharma suit un modèle original. Elle identifie des technologies prometteuses auprès des SATT (Société d’Accélération de Transfert de Technologie) et des biotech, les codéveloppe avec l’équipe scientifique pendant la maturation, avant de décider ou non de prendre une licence. Son portefeuille contient trois programmes dont deux sur lesquels elle a posé des options de licence. Le plus avancé d’entre eux vise la dystrophie musculaire et a obtenu des premiers résultats encourageants. Les essais précliniques réglementaires auront lieu en 2014/2015 avant une entrée en clinique courant 2016 si 4P Pharma lève son option.

    LILLE ET TOKYO S’UNISSENT POUR LA LUTTE CONTRE LE CANCER

    Inédit ! L’Institut de Sciences Industrielles de l’université de Tokyo s’implante en dehors du Japon. Et c’est à Lille que ça se passe ! Une première dans les relations franco-japonaises en matière de recherche scientifique. La  convergence  des  bioMEMS  et  d’une  recherche  structurée  contre  le  cancer  ouvre  un champ  d’investigation  scientifique  extrêmement  riche.  C’est  ce  champ  que  se  propose d’investiguer le projet SMMiL-E par la mise en place d’un programme de recherche mettant en synergies des technologies du LIMMS (Laboratoire pour les systèmes Micromécatroniques intégrés) et les enjeux biomédicaux du Siric Onco-Lille (site de recherche intégrée contre le cancer basé à Lille).  Pour atteindre  ses  objectifs, SMMiL-E s’appuie sur le transfert et le développement  en région Nord-Pas de Calais de micro-technologies de type Bio-MEMS, issues de l’Institut des Sciences Industrielles de l’Université de Tokyo. Ce programme vise, par cette recherche en amont, de nouvelles connaissances fondamentales pour une détection plus efficace de la maladie, une efficacité renforcée des thérapies et du suivi post-traitement pour une meilleure prise en charge du patient. Pour que les recherches aient un réel impact sur la Lutte contre le Cancer, ces technologies seront installées au sein d’une nouvelle plateforme de l’Université de Tokyo, localisée au Centre Oscar Lambret afin d’être au plus près des équipes médicales.

     

    Source : La Voix du Nord, Les Echos, L’Usine Nouvelle, Le Figaro, Biotech finances

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