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Ÿnsect s’implante à Amiens et investit plus de 150M€

07 janv. 2019 | À la une, Santé - Nutrition

La filière de la production d’insectes à destination de l’industrie agro-alimentaire a le vent en poupe. Le spécialiste de la production de protéines à base d'insectes, Ÿnsect, a décidé d’ouvrir sa première unité industrielle à Amiens. Un investissement estimé entre 150 à 180 millions d'euros permettant la création d'une centaine d'emplois à terme.

Ÿnsect, Industrie, Investissement, Amiens, Hauts-de-France

Ÿnsect s’implante à Amiens, au cœur de la première zone agricole d’Europe

Créée en 2011, dans un contexte de demande mondiale de protéines croissante, la société Ÿnsect transforme les insectes en ressource essentielle  à l’alimentation des animaux d’élevage et de compagnie. Pour cela, Ÿnsect se lance d’abord dans la construction d’une première Fermilière® (ferme verticale), appelée Ÿnsite, permettant l’élevage et la transformation du Molitor (scarabée commun en Europe) en ŸnMeal (la fameuse protéine animale) à l’échelle du démonstrateur. Face aux nombreuses pré-ventes enregistrées, Ÿnsect a décidé d’implanter son premier grand site industriel, l’Ÿnfarm, à Amiens Métropole. « Le terrain proposé par la métropole combine de nombreux avantages techniques et économiques, tels que la proximité de nos fournisseurs en matières premières, une zone logistique majeure, des synergies avec la zone industrielle d’Amiens Nord notamment en termes de fourniture d’utilités et de services techniques » déclare Antoine Hubert, Président d’Ÿnsect. La pose de la première pierre est attendue courant 2019. 110 embauches sont prévues à terme. Cette nouvelle unité va s’étendre sur un terrain de 18 hectares à Poulainville et va permettre à Ÿnsect de poursuivre son développement. D’ici quelques années, Ÿnsect compte bien devenir le fournisseur mondial de la nutrition premium et durable.

La filière de protéines animales, un marché en pleine expansion

Depuis plus d’un an, l’Union Européenne autorise les fermes aquacoles à nourrir leurs poissons avec des protéines issues de larves d’insectes. Une réelle opportunité pour la filière française qui profite donc du grand boom de la consommation des protéines d’insectes pour devenir l’un des secteurs les plus prometteurs sur le marché du travail. En effet, à en croire les dernières études sur la démographie mondiale croissante, le réchauffement climatique et les conséquences de l’agriculture intensive, les besoins en nourriture vont se faire pressants.

  • 2,5 milliards de personnes consomment régulièrement des insectes, soit 36% de la population actuelle
  • Début 2018, la population mondiale a atteint plus de 7,5 milliards d’êtres humains. D’’ici 2050, nous serons (selon les estimations) 9 milliards.
  • Pour nourrir la planète, il faudrait multiplier par 2 la production de viande
  • Depuis 5 ans, plus de 600 emplois ont été créés dans cette filière

Avantages économiques et environnementaux :

  • Seulement 5 m² nécessaires pour produire 100kgs d’insectes (contre 50 m²pour 100kg de bœuf)
  • Les insectes consomment moins d’aliments et passent moins de temps au sein de l’exploitation
  • Une production d’insectes beaucoup plus rentable : pas besoin d’énergie pour chauffer le site (animaux à sang froid)
  • Très faible impact sur l’environnement

D’autres start-up se partagent le marché avec Ÿnsect

Révolutionner l’alimentation, telle est l’ambition affichée par ces jeunes et innovantes entreprises françaises qui se sont lancées sur le marché des protéines à base d’insectes.

Dans les Hauts-de-France, d’autres start-up ont fait le pari audacieux de produire suffisamment d’insectes pour nourrir les animaux d’élevage mais aussi les hommes. C’est le cas d’InnovaFeed, qui dispose à Cambrai d’un premier site de production de protéines animales. La start-up a annoncé en février dernier une levée de fonds de 15 M€ pour construire un deuxième site dans la Somme (mise en service courant 2019). « Il s'agira de l'une des principales unités européennes de production de protéines à base d'insectes destinées à l'alimentation animale et plus particulièrement à la pisciculture », annonce Clément Ray, l’un des quatre cofondateurs d’InnovaFeed.

Autre exemple nordiste : Minus Farm, le micro-élevage d'insectes comestibles, créé par Virginie Mixe. La start-up, implantée à Marcq-en-Barœul, vise à promouvoir l’intégration des protéines d’insectes comestibles de façon durable dans notre alimentation. Pour le moment, toute la production Minus Farm se fait chez Virginie Mixe, dans un petit laboratoire qu’elle souhaite développer pour répondre à la demande, de plus en plus accrue.

La filière a donc de belles perspectives de croissance devant elle, notamment en Hauts-de-France où les acteurs sont de plus en plus nombreux et innovants.

Sources : Voix du Nord, L’Usine Nouvelle, Ynsect.com, Les Echos Entre, 20min, France Bleu

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