L’EPMA ouvre un bureau en Hauts-de-France

Qu’est-ce que l’EPMA ?

EPMA signifie European Powder Metallurgy Association (Association Européenne de Métallurgie des Poudres). Mais avant d’aller plus loin, définissons la métallurgie des poudres. C’est une technique permettant de créer des pièces par l’agrégation de poudres métalliques, contrairement aux procédés de métallurgie classique qui consistent à fondre le métal. La Métallurgie des poudres permet la création de pièces allant de la bille du stylo (quelques mm) à des corps de vanne de plusieurs tonnes.
Bien que ses domaines d’application soient très variés (médical, nucléaire, aérospatial…), la plupart (80% du tonnage) des pièces produites sont à destination du secteur automobile.
L’EPMA, qui fête ses 30 ans cette année, a pour but de :

  • De promouvoir et de développer la technologie de la métallurgie des poudres en Europe, au travers de sa communication mais également par l’organisation d’événements (expositions, congrès…) réunissant tous les acteurs de la filière
  • De représenter l’industrie européenne au sein de l’Europe et à l’international
  • De développer l’avenir de la filière, en proposant notamment des formations et en l’orientant vers des thématiques actuelles comme l’impression 3D

L’EPMA compte aujourd’hui 250 sociétés membres, issus de toute la chaîne de valeur de la métallurgie, du producteur de poudre aux utilisateurs aval, en passant par les fabricants de fours ou de presses (nécessaires à l’élaboration des pièces). Par la diversité des structures auxquelles elle s’adresse, l’EPMA est unique en son genre.

Pourquoi les Hauts-de-France ?

Lionel Aboussouan, Directeur exécutif, témoigne :
« Notre siège social est en Belgique et notre bureau au Royaume-Uni. Avec l’annonce du Brexit, nous avions un certain nombre de craintes / contraintes pour l’avenir, telles que les contrats avec l’Europe dont dépendent certaines de nos subventions, les taxes, l’organisation des déplacements et toute la partie logistique et administrative de nos événements… Nous avons donc analysé la possibilité d’ouvrir un bureau en Europe, tout en conservant celui du UK, avec 3 options : Bruxelles, Barcelone et les régions proches de Paris. »
C’est finalement la ville de Chantilly (Oise) en Région Hauts-de-France qui a été choisie par le board, grâce à ses atouts et ressources tant techniques qu’humaines :

  • Des coûts compétitifs « Après une rapide analyse des coûts (salaires, loyers) il s’est avéré que la Région Hauts-de-France était financièrement très intéressante »
  • Une très bonne accessibilité « Avec notre bureau au Royaume Uni, nous avons besoin de faciliter nos déplacements, que ce soit en train, avion ou voiture. Sans oublier que nous sommes proches d’Amiens, Compiègne et Paris. A Chantilly, nous sommes à 25 minutes en taxi de l’aéroport Charles de Gaulle et 25 minutes en train de la Gare du Nord de Paris. »
  • Un bassin d’emploi et un enseignement de qualité « Nous pensions recruter des jeunes personnes en sortie d’école mais nous sommes rendus compte que nous devions finalement plutôt cibler des profils seniors et plus expérimentés. Ce changement de stratégie n’a posé aucun problème et nous avons rapidement trouvé les employés qualifiés pour nos postes »
  • La qualité de vie et les divers organismes de la région, adaptés aux expatriés et leurs familles « La qualité de vie à Chantilly est très bonne, sans compter qu’elle possède une communauté anglaise. De plus, la présence d’une école bilingue Montessori et d’un collège/lycée avec section Anglaise, permettent de s’assurer que nous pouvons recruter des personnes européennes. »
  • Un travail collectif de la part de différentes entités régionales « Notre implantation a été facilitée grâce à la collaboration de la Mairie de Chantilly, de Nord France Invest, du cabinet Fidal et des sociétés AdivisRH et Abscisse. »

Quelles sont les perspectives d’évolution pour l’EPMA suite à son implantation en région Hauts-de-France ?

« Depuis notre arrivée en France, nous avons déjà recruté 4 personnes sur des créations de poste : 2 managers techniques et 2 assistantes.
Maintenant, nous aimerions développer notre réseau français. A ce jour, un quart des sociétés membres de notre association sont allemands. Il nous faut désormais prouver aux entreprises/instituts français, les avantages d’une adhésion à l’EPMA : agrandir leur portefeuille de contacts européens (que ce soient des clients ou fournisseurs) ou accéder à de nombreuses ressources / centres de recherches, par exemple.

Nous avons un véritable travail pédagogique à effectuer auprès :

  • des petites sociétés qui ne mesurent pas l’intérêt d’une telle collaboration
  • des équipementiers (automobile, aérospatial…) qui utilisent parfois des pièces issues de la métallurgie des poudres sans le savoir ! Cela leur permettrait notamment d’optimiser leurs ressources, d’augmenter la qualité et la légèreté de leurs produits, de réduire leurs coûts… »

Liberty Aluminium Dunkerque : déjà 100M€ d’investissement prévus

Gupta Family Group reprend Aluminium Dunkerque pour 500M$

Il y a tout juste un an, Liberty House offrait 500 millions de dollars à Rio Tinto pour l’acquisition de l’usine Aluminium Dunkerque en Hauts-de-France. En décembre 2018, le rachat de la société dunkerquoise est officiellement annoncé. La plus grosse fonderie d’aluminium primaire de France et d’Europe se nomme désormais Liberty Aluminium Dunkerque.
A peine l’accord de reprise finalisé, Sanjeev Gupta PDG du groupe GFG annonce déjà 100 millions d’euros d’investissement sur le site.

Liberty Aluminium Dunkerque : un programme d’investissement de 100M€ sur 3 ans pour devenir centre d’excellence

« L’acquisition de cette usine […] s’inscrit dans un programme d’investissement en aval […] et a pour objectif d’accompagner Liberty Aluminium Dunkerque […] dans le déploiement et l’intégration de son activité de fabrication qui dessert les marchés français et européens. » déclare Sanjeev Gupta
A l’occasion de l’inauguration du site au mois de janvier, le groupe Britannique annonçait un plan d’investissement en plusieurs phases pour un montant total de 100 millions d’euros.
55 millions d’euros de ce montant seront investis dès cette année, afin de moderniser l’usine dunkerquoise avec notamment, le remplacement des cuves d’électrolyse (20M€) et l’achat d’un huitième four de fonderie (20M€).
Outre ces achats matériels, une internalisation de certaines fonctions a déjà été mise en place et se s’est concrétisée par le recrutement d’une trentaine de salariés.
Grâce à ces investissements, la fonderie des Hauts-de-France est donc appelée à devenir le centre d’excellence du groupe GFG pour la production d’aluminium. Elle devrait, à terme, fournir principalement l’industrie européenne. Parmi ses futurs clients, l’usine Liberty Wheels France (Indre), récemment rachetée par le groupe et unique producteur français de jantes en aluminium.
« Notre objectif est de faire du site et de ses employés hautement qualifiés, la pierre angulaire de notre industrie intégrée en France », assure Sanjeev Gupta.

Le choix de la France

« Nous sommes très confiants sur le fait que c’est le bon moment pour investir en France et en Europe » Sanjeev Gupta
Dans ses différentes interviews, Sanjeev Gupta nous donne les raisons qui l’ont poussé à investir en France et en Hauts-de-France :

  • Un savoir-faire ancestral : « Elle [la France] a un héritage industriel de classe mondiale »
  • Une main d’œuvre qualifiée : « Liberty Aluminium Dunkerque et Liberty Wheels France ont des employés qualifiés dotés d’une grande expertise. »
  • Les synergies possibles entre différentes entreprises françaises : « Nous fournirons à un fabricant de voitures « Made in France » des roues fabriquées à partir d’un aluminium « Made in France ». C’est exactement pour cela que nous avons choisi d’investir en France. »
  • Une forte demande Européenne : « La demande en Europe est forte et la matière première abondante, notamment grâce aux nombreux déchets qui peuvent être recyclés. »

Les Hauts-de-France, un environnement propice au développement industriel

Outre les éléments précédemment cités par le PDG de Liberty Aluminium Dunkerque, la Région Hauts-de-France et plus précisément le secteur de Dunkerque, est le lieu d’implantation idéal pour les entreprises du secteur industriel grâce notamment, à :

  • Un port connecté au monde et à l’Europe 
  • La présence de nombreuses ressources et entreprises faisant de la région une place forte de l’industrie de la mécanique et de la métallurgie
  • Une énergie décarbonée à coût compétitif.

Vous souhaitez en savoir plus sur le secteur Matériaux en Hauts-de-France ? Visitez notre page dédiée. Vous avez déjà un projet et les atouts de notre région vous ont convaincu ? Contactez-nous ! 

Sources : La Voix du Nord, Les Echos, GFG group

Prysmian Draka Filéca investit sur son site de Beauvais

Un investissement financier et humain

L’usine Prys­mian Draka Fi­léca de Beauvais, spécialisée dans les câbles aéronautiques, dispose désormais d’un nouvel atelier de métallurgie d’une surface de 740 m² grâce à un investissement de 4 millions d’euros. A terme, ce dernier devrait monter à 7 millions d’euros pour une surface de 1 800 m².
Ce nouvel atelier devrait permettre l’emploi de 15 nouveaux salariés sur le site de Sainte-Geneviève (Oise).
En internalisant la fabrication de conducteurs métalliques indispensables à son activité en Hauts-de-France, Prys­mian Draka Fi­léca mise sur les capacités industrielles de son site historique.

De nouveaux objectifs

A travers cet investissement, Prys­mian Draka Fi­léca souhaite pouvoir :
– Réduire ses coûts et gagner en compétitivité pour se positionner sur de nouveaux marchés aéronautiques internationaux (Boeing, marché chinois)
– Gagner en réactivité pour répondre toujours mieux aux attentes des clients actuels tels qu’Airbus, client historique du groupe (représente 70% de la production)
L’objectif quantitatif de la marque est de pouvoir produire à l’horizon 2020, 80% des cordes nécessaires à son atelier, soit plusieurs centaines de tonnes de conducteurs de haute technologie en cuivre nickelé.

Sources : l’observateur de Beauvais, Prys­mian Draka Fi­léca

Liberty House souhaite acquérir Aluminium Dunkerque

Un plan global d’investissement en France

Le groupe Britannique GFG Alliance, présent dans plus de 30 pays dans le monde, souhaite investir en France dans le cadre d’une politique d’expansion de son activité en Europe.
Pour cela, GFG Alliance annonce un plan d’investissement global pour la France de 2 milliards d’euros, dont 500 millions de dollars (soit 417 millions d’euros) en Hauts-de-France, pour l’acquisition de l’usine Aluminium Dunkerque (groupe Rio Tinto), plus grande fonderie d’Europe. Ce processus d’acquisition est mené par Liberty House, branche industrielle de GFG Alliance, spécialisée dans la production de métaux. Il pourrait-être finalisé second semestre 2018.
A travers cet investissement massif, le groupe Britannique souhaite faire de la France un pôle mondial du groupe, dans les secteurs de l’aluminium, de l’acier et de l’automobile.

Un plan de modernisation

L’investissement de 417 millions d’euros prévu par GFG Alliance englobe l’acquisition du site de Dunkerque aluminium mais également sa modernisation et un volet d’extension.
Le Groupe Britannique souhaite développer les activités aval de l’usine en créant un nouveau site pour la fabrication des pièces automobiles, de « très haute technologie et aux meilleurs standards », selon M. Gupta – PDG du groupe. Ceci afin d’anticiper la demande croissante d’aluminium du secteur automobile.
Grâce à cet investissement, GFG Alliance espère pouvoir créer à terme des milliers de nouveaux emplois (570 salariés actuellement), mais également augmenter la capacité de production de 270 000 tonnes actuelles à 280 000 tonnes d’aluminium.

Le groupe GFG Alliance

Groupe Britannique détenu par la famille Gupta, GFG Alliance est présent dans plus de 30 pays dans le monde, à travers différentes activités : production d’énergie, fabrication de métaux, ingénierie, ressources naturelles et services financiers. Il emploie aujourd’hui 12 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars.
Sources : 20 minutes, L’usine nouvelle, Ouest France

Le succès de Ball Packaging dans les Hauts-de-France

Une usine majeure pour le groupe

A Bierne, près de Dunkerque, l’usine de l’américain Ball Packaging se porte bien. La consommation de canettes a bondi en France, passant de 17, en 1994, à 76 aujourd’hui. Soutenue par cette forte croissance, l’usine nordiste a réalisé 65M€ de chiffre d’affaires en 2015. « Le site de Bierne se situe au croisement de nos 3 plus grand marchés : le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Espagne. Sa situation géographique et ses 3 lignes de production font de lui l’un des 3 plus importants sites de production d’Europe » explique Valéry Loth, directeur opérationnel Europe du sud de Ball Packaging. Sur les 7 milliards d’emballages métalliques produits par an par le groupe, 2 milliards sont issus de l’usine de Bierne.  L’usine voisine, celle de Coca-Cola lui achète la moitié de sa production. Un écosystème ultra favorable pour développer son marché.

Innovation et développement durable

Ball Packaging Europe investit 3% de son chiffre d’affaires dans la R&D. De récentes innovations ont vu le jour, comme un nouveau design de la boîte ou le système de canette refermable. Cette stratégie permet au groupe de maintenir sa position de leader. Mais l’américain mise également sur une nouvelle orientation, celle du développement durable. Aujourd’hui 3 canettes sur 4 sont recyclées. Le directeur de l’usine de Bierne, Jérémie Lasnon, indique « Nos matériaux sont réutilisables à l’infini. […] Tout ce qu’on produit en déchet est recyclé, notre objectif est 0 déchet enfoui sur chaque site de production. » A noter, l’utilisation de métal recyclé réduit de 95% l’énergie utilisée. 

Arcelor Mittal Dunkerque investit pour sa performance

Grâce à un investissement de 31 millions d’euros, l’usine Arcelor Mittal basée à Grande-Synthe, près de Dunkerque (Nord) va pouvoir équiper son finisseur de train de laminage à chaud.

Une reconnaissance de la direction

Cet investissement important pour l’usine des Hauts-de-France devrait être mis en œuvre sur les trois prochaines années pour être opérationnel dernier trimestre 2019. Il a été accordé par la direction du groupe, en réponse aux performances industrielles satisfaisantes du site pour ce début d’année et à son bon niveau de fiabilité en général.

L’enjeu

Les nouveaux équipements devraient permettre de :
– D’améliorer les performances du site
– Accroître la production de coils (des bobines de tôle issues du laminage à chaud)
– Développer l’offre commerciale sur les produits à forte valeur ajoutée (aciers haut carbone).

Le groupe

ArcelorMittal Atlantique-Lorraine (AMAL) compte 8 sites industriels (7 200 salariés) : Dunkerque, Mardyck (Nord), Desvres (Pas-de-Calais), Montataire (Oise), Mouzon (Ardennes), Florange (Lorraine), Basse-Indre (Loire-Atlantique) et Dudelange au Luxembourg.
Les sites nordistes de Dunkerque et Mardyck représentent à eux seuls 3 640 salariés et génèrent 1 400 emplois sous-traitants. Dotée de trois hauts-fourneaux, l’usine de Dunkerque produit environ 6,7 millions de tonnes par an. Grâce à cet investissement, elle vise 7,1 millions de tonnes d’ici à 2020.
Source : Voix du Nord, L’Usine Nouvelle