Les Hauts-de-France lancent leur marque aéronautique

Qu’est-ce qu’Aer’Hauts-de-France ?

En juin 2019, au Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget, les Hauts-de-France annoncent la création d’une marque régionale : Aer’Hauts-de-France.
Aujourd’hui pleinement opérationnelle, cette marque regroupe en son sein un collectif d’acteurs régionaux :

  • industriels,
  • centres de recherche ( Onera)
  • centres de R&D et plateformes d’innovation ( Industri’Lab, CETIM…)
  • institutions ( Région et CCI Hauts-de-France, Direccte, Nord France Invest, Altytud…)

Aer’Hauts-de-France : relai de la stratégie aéronautique nationale en région

Le but premier de cette nouvelle marque est de booster la filière aéronautique régionale, en plein développement. Notons les implantations récentes de Airfoils et Rafaut et le dernier investissement de SFK en région.
Dans cette optique, Aer’Hauts-de France accompagne en région les directives proposées par son homologue national le GIFAS (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) ; tout en se laissant le droit d’y ajouter d’autres actions en lien avec les besoins régionaux spécifiques.
Une mission à double sens, faisant de la marque le porte-parole de ses membres au national.
Afin d’aider les industriels dans leur développement, Aer’Hauts-de-France a également mis en place un programme d’accompagnement sur 4 grands axes, en fonction de la maturité de chaque entreprise :

  • emploi et compétences
  • performance industrielle
  • innovation
  • internationalisation
En savoir plus sur la filière aéronautique en Hauts-de-France.
A lire sur la même thématique : Les Hauts-de-France en pointe en aéronautique 

Les Hauts-de-France en pointe en aéronautique

Article mis à jour suite à l’étude 2019 de la filière aéronautique en Hauts-de-France de la CCI de région.

Une légitimité historique

L’aviation est un secteur ancré Hauts-de-France (plus particulièrement dans la Somme) depuis la Belle Epoque avec les frères Caudron. Après leur premier vol de planeur en 1909, ils sont les premiers au monde à ouvrir une école de pilotage.
En implantant son usine à Méaulte (Somme), l’ingénieur aéronautique Henry Potez, deviendra l’un des plus importants constructeurs d’avions de l’entre deux guerres, permettant l’émergence de l’industrie aéronautique dans la Région. Quelques années plus tard, l’entreprise florissante est numéro un mondial et compte près de 5 000 employés. C’est en Hauts-de-France que sont alors produits les Potez 25 et 63 utilisés lors de la 2nde Guerre Mondiale.

Un secteur ouvert sur le monde

Avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, la France est le pays leader dans les activités de construction aéronautique en Europe. En 2018, la filière aéronautique et spatiale française a généré à elle seule un CA de 65,4 milliards d’euros*.
A l’image du secteur au national, l’aéronautique en Hauts-de-France est très diversifié et principalement axé sur des activités d’assemblage de grands équipementiers, l’usinage de pièces et la réalisation d’outillage. Située à mi-chemin entre Toulouse et Hambourg, la Région Hauts-de-France bénéficie d’une position géographique stratégique à proximité immédiate des clusters aéronautiques du sud de l’Angleterre et de Wallonie.
Bien que les entreprises soient réparties sur l’ensemble du territoire, l’Aéropole de Picardie à Albert-Méaulte (Somme) et Méru-Compiègne (Oise) représentent deux épicentres de l’activité lié à l’aéronautique. L’une des entreprises majeures du secteur est STELIA Aerospace à Méaulte. Travaillant pour Airbus (pointes avant de l’ensemble de la famille Airbus, dont les Béluga XL), Boeing et Bombardier (partie du fuselage du G 7000), l’entreprise figure parmi les plus modernes d’Europe.
Afin de faire connaitre ces entreprises et les atouts des Hauts-de-France dans le secteur aéronautique, la Région participe à différents événements parmi lesquels le salon du Bourget, où elle réunit chaque année de nombreux exposants (22 en 2017) sous le même pavillon. En 2019, les Hauts-de-France lancent également une marque fédérant l’ensemble des acteurs aéronautiques locaux : Aer’Hauts-de-France. Son objectif ? Booster le développement de la filière régionale.
D’autres manifestations, plus locales mais néanmoins fédératrices, sont organisées en Région comme le Business Meeting aérien des Hauts-de-France (entre 15 000 et 20 000 spectateurs lors des précédents éditions), avec une cinquantaine d’exposants. 
*selon GIFAS
L’aéronautique en Hauts-de-France en quelques chiffres :

  • 10 200 emplois directs
  • 160 entreprises
  • 670 M€ de chiffre d’affaires
  • 7 acteurs mondiaux de l’aéronautique (AD Industries, Dassault, Thalès, Boeing…)
  • 34 sous-traitant d’envergure européenne
  • Dont 2 sous-traitants classés dans le top 5 des meilleurs sous-traitants français

Innovation et R&D au service de l’aéronautique en Hauts-de-France

Afin de gagner toujours plus en compétitivité et de rester en phase avec les besoins technologiques et enjeux des acteurs de la filière aéronautique, les Hauts-de-France misent sur l’innovation. La région compte 8 centres de R&D ou d’excellence à renommée internationale.
Le plus significatif d’entre eux étant ONERA, le centre français de la recherche aéronautique, spatiale et de défense.
Situé au cœur de Lille, le centre ONERA des Hauts-de-France intervient principalement sur des recherches mécaniques (fluides, solides, dynamique du vol) pouvant impacter la sécurité des aéronefs, grâce à des couplage simulation numérique / expérimentation.

Un potentiel de formation

Grâce à un nombre important de formations en aéronautiques, pourtant rares sur le territoire national, les Hauts-de-France sont en mesure de fournir une main d’œuvre qualifiée dans le secteur.
Bac professionnel, BTS, écoles d’ingénieurs et universités, tous les types d’établissements sont représentés en région et proposent parfois même des incubateurs, assurant également l’innovation technologique, en complément des centres de R&D.

Photo : ©STELIA Aerospace assure la conception, l’assemblage et l’équipement du fuselage avant du Beluga XL

SKF à Valenciennes, une ligne de production 4.0 pour 5M€

SKF investit 5 millions d’euros pour une ligne de production 4.0

Séduit par les atouts de la Région Hauts-de-France [témoignage vidéo], le groupe SKF ne cesse de développer son site de Rouvignies (près de Valenciennes). Ce dernier est spécialisé dans la production de roulements à billes, à destination principalement des moteurs d’avions et hélicoptères.
Mise en service au mois de septembre et inaugurée en ce début d’année 2019, la nouvelle ligne de production SKF dédiée à la conception de roulements LEAP pour Safran est totalement automatisée. Une modernisation de l’outil de production qui se traduit par l’utilisation d’un robot 4.0 et la formation du personnel à un nouveau métier. « Cette nouvelle ligne fait appel à un tout nouveau métier pour le site, celui de conducteur de ligne. Cela exigeait un certain nombre de compétences à mettre en œuvre et clairement identifiées dans le cadre du Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie » explique Gilles Ofcard, Manager Aerospace Operations Europe.

SKF Aeroengine France à Valenciennes, vitrine d’excellence

Après avoir fait de l’usine de Valenciennes un centre d’excellence mondiale en 2016 puis un centre d’essais européen en 2017, avec ces 5 millions d’euros, SKF la fait entrer dans l’industrie 4.0.
Selon Gilles Ofcard, cet investissement qui consolide la stratégie d’investissement du groupe en France, va permettre à SKF de gagner « en productivité, en qualité et en conditions de travail » avec un objectif de 1 100 avions équipés chaque année d’ici 2020.

L’aéronautique, secteur en développement en Hauts-de-France

Bien que l’automobile et le ferroviaire se placent encore en tête des domaines d’excellence en Hauts-de-France, l’aéronautique se fait , lui aussi, une place de choix sur le marché de la mobilité en région.
Ce nouvel investissement de SKF s’accompagne d’autres faits marquants pour le secteur comme les implantations récentes d’Airfoils et de Rafaut. Autant de preuves du renforcement de l’offre et de la compétence aéronautique en Région.

Le groupe SKF

Le groupe suédois SKF compte 103 sites de production, dans 24 pays dont la France et un effectif de 46 000 collaborateurs (dont 3 000 en France). Avec un réseau d’environ 17 000 distributeurs à travers le monde, le groupe se place parmi les leaders du marché et réalise un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros en 2017.
L’usine de Rouvignies, un des 7 sites de production SKF en France, compte quant à elle 560 collaborateurs pour une production de 160 000 roulements par an (dont 60% sont dédiés à l’export).

Sources : SKF, La Voix du Nord

Airfoils Advanced Solutions s’implante en Hauts-de-France

Qu’est-ce qu’Airfoils Advanced Solutions ?


Nous vous annoncions en 2016 la création en région Hauts-de-France, d’un site Airfoils Advanced Solutions, la joint-venture née d’un partenariat entre Safran Aircraft Engines et Air France Industries/KLM.
Son activité consiste à réparer les aubes des compresseurs haute-pression des moteurs d’avions de ligne de la compagnie aérienne. L’atelier, qui a lancé ses premières pièces fin janvier, sera en mesure de réparer 200 000 pièces de moteurs par an à son plein régime.

Pourquoi implanter une entreprise aéronautique en Hauts-de-France ?

Les Hauts-de-France possèdent une filière aéronautique développée et de qualité, avec la présence en région d’entreprises telles que STELIA Aerospace (Airbus), KLX aerospace solutions (Boeing), SKF, Rafaut, Dassault Aviation ou Thales.
Les pièces aéronautiques à réparer provenant de Paris et Amsterdam (Pays-Bas), les Hauts-de-France présentent plusieurs avantages :

  • Vastes terrains disponibles (le site s’étale sur une surface de 13 000 m²)
  • Proximité des grandes capitales européennes (dont Paris et Amsterdam)
  • Des infrastructures de transport denses et efficaces

Quel impact socio-économique d’Airfoils Advanced Solutions pour les Hauts-de-France ?

L’implantation de cette co-entreprise aéronautique représente un investissement de l’ordre de 20 millions d’euros.
Le site, devrait permettre la création de nombreux emplois en hauts-de-France. « La priorité, c’est de recruter des personnes qui vivent dans ce bassin d’emploi », déclare le Directeur Général de l’usine, Thomas Grosclaude. Après un lancement d’activité avec une 50aine de salariés, l’usine devrait employer environ 200 personnes à horizon 2022.
Sources : La Voix du Nord, Airfoils Advanced Solutions

Rafaut ouvre une usine dernière génération à Valenciennes

Rafaut choisit les Hauts-de-France pour implanter sa dernière usine 4.0

Equipementier de l’industrie aéronautique militaire et civique, la société Rafaut travaille exclusivement dans ce domaine depuis plus de 50 ans. Rafaut est spécialisé dans la conception et la fabrication d’équipements d’interface et d’emport d’armements pour avions de combat et d’hélicoptères. Afin d’étendre ses capacités de production sur les programmes d’armements aéronautiques, le groupe va investir 20M€* dans une usine en Hauts-de-France. Un choix guidé par deux grands atouts de la région : sa position géographique et la qualité de sa main d’œuvre.
Rafaut a acheté 23 400 m² dans le parc d’activités de Rouvignies (près de Valenciennes), pour y construire un site de 10 000 m². Cette usine 4.0 va permettre de produire et de réaliser des pièces complexes de grandes dimensions pour l’aéronautique, grâce à une forge automatisée dernière génération. La production qui s’axera principalement autour de corps de bombes, destinés à la Défense Nationale, permettra à la France d’internaliser la production de ces pièces, auparavant importées d’Amérique. « Jusqu’à présent les corps de bombe lourds ont toujours été importés des États-Unis. » déclare Florence Parly, Ministre des Armées 
*Edit octobre 2019 : l’investissement du groupe est de 11 M€, 17 M€ ont été apportés par le ministère de l’Armée, 1 M€ par la Région Hauts-de-France et 0,6 M€ par les autres collectivités impliquées dans le projet.

Rafaut mise sur la diversification de ses activités

En créant cette unité dernière génération, Rafaut compte étendre son activité dans son secteur prioritaire : la défense. Mais le groupe souhaite également s’ouvrir aux secteurs technologiques avec l’aéronautique civil, le ferroviaire, le nucléaire, les énergies nouvelles…
Plus d’une soixantaine de postes vont être créés d’ici 2021. Il s’agira majoritairement de postes « hautement qualifiés du secteur de la production mécanique, mais aussi de l’ingénierie », déclare Bruno Berthet PDG de Rafaut qui compte « trouver des techniciens, des ingénieurs sur place ».

Le secteur de l’aéronautique de plus en plus puissant dans les Hauts-de-France

Rafaut n’est pas la seule société à avoir choisi les Hauts-de-France pour se développer. C’est le cas par exemple du groupe SKF [vidéo témoignage]. Implantée depuis 2006 à Valenciennes, le site, spécialisé dans la fabrication et la distribution de produits aéronautiques (principalement des roulements à billes de moteurs d’avion), a récemment inauguré deux centres d’excellence de traitement thermique et de production de rouleaux (investissement de 11 M€). Parmi les principaux clients de SKF : General Electric, Goodrich, le groupe UTC… Autre bel exemple d’implantation dans le Valenciennois : Safran (également client de SKF), groupe international de haute technologie et équipementier de 1er rang dans les domaines de l’Aéronautique, de l’Espace et de la Défense. Le groupe a implanté avec Air France-KLM , une usine près de Valenciennes sous le nom de leur société commune, Airfoils Advanced Solutions.
Des implantations qui démontrent bien que l’aéronautique devient un secteur de pointe dans les Hauts-de-France. De Hautmont (groupe Forgital), à Méaulte dans la Somme (Stelia Aérospace), en passant par Seclin (Dassault) ou encore Compiègne (Matra Electronique), les contours d’un «troisième pôle industriel de la mobilité : l’aéronautique» se dessinent dans la région [lire l’article].
Sources: Voix du Nord, Les Echos,  Le Journal des entreprises

Prysmian Draka Filéca investit sur son site de Beauvais

Un investissement financier et humain

L’usine Prys­mian Draka Fi­léca de Beauvais, spécialisée dans les câbles aéronautiques, dispose désormais d’un nouvel atelier de métallurgie d’une surface de 740 m² grâce à un investissement de 4 millions d’euros. A terme, ce dernier devrait monter à 7 millions d’euros pour une surface de 1 800 m².
Ce nouvel atelier devrait permettre l’emploi de 15 nouveaux salariés sur le site de Sainte-Geneviève (Oise).
En internalisant la fabrication de conducteurs métalliques indispensables à son activité en Hauts-de-France, Prys­mian Draka Fi­léca mise sur les capacités industrielles de son site historique.

De nouveaux objectifs

A travers cet investissement, Prys­mian Draka Fi­léca souhaite pouvoir :
– Réduire ses coûts et gagner en compétitivité pour se positionner sur de nouveaux marchés aéronautiques internationaux (Boeing, marché chinois)
– Gagner en réactivité pour répondre toujours mieux aux attentes des clients actuels tels qu’Airbus, client historique du groupe (représente 70% de la production)
L’objectif quantitatif de la marque est de pouvoir produire à l’horizon 2020, 80% des cordes nécessaires à son atelier, soit plusieurs centaines de tonnes de conducteurs de haute technologie en cuivre nickelé.

Sources : l’observateur de Beauvais, Prys­mian Draka Fi­léca

L’usine aéronautique du futur à Méaulte

De nouveaux moyens de production à la pointe de la technologie :

Outre un agrandissement de la surface de production à 115 000 m², le site s’est doté de nouveaux outils de production, notamment :
– plus de 35 robots et machines de rivetage automatique
– 3 lignes mobiles de production dédiées au programme A320 (permettant désormais la livraison de 15 fuselages avant d’avion par semaine)
– de nouveaux outils digitaux d’aide à la production, basés entre autres sur la réalité augmentée et les maquettes numériques.
Pour une optimisation maximale de la performance opérationnelle et la simplification des flux industriels, l’usine s’est également réorganisée géographiquement. Chaque programme avion est désormais regroupé dans un bâtiment unique, où toutes les équipes contributrices sont co-localisées.

Dans un secteur très concurrentiel, cette nouvelle organisation devrait permettre à STELIA Aerospace :

– d’augmenter sa productivité de 15%
– de réduire de 20 à 30% ses cycles d’assemblage
– de relever le challenge des montées en cadence de ses clients tout en maîtrisant la fiabilité de sa performance
– de maintenir sa position d’acteur mondial incontournable sur le marché des aérostructures et de conquérir d’autres marchés
– de pérenniser l’emploi sur ses sites historiques

L’entreprise

STELIA Aerospace  est spécialisée dans l’assemblage d’aérostructures, principalement les fuselages avant de tous les avions Airbus et le fuselage central du Global7000 de Bombardier.
La société compte un chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros et 6 600 employés dans le monde (dont 1 600 personnes en Picardie sur la technopole Albert-Méaulte, soit 1/3 de leurs effectifs en France).
Source : STELIA Aerospace