Ferroviaire : Alstom acquiert Bombardier Transport

Rachat de Bombardier Transport par Alstom : un nouveau leader mondial de la mobilité

Le groupe ferroviaire français Alstom a finalisé le 29 janvier, le rachat des activités ferroviaires du groupe canadien Bombardier, pour un montant de 5,5 Mds €.

Alstom-Bombardier, une puissance combinée

Grâce à cette fusion, le groupe dispose désormais d’un poids inédit :

  • 2e groupe mondial de matériel ferroviaire et le 1er en Occident
  • une flotte de 150 000 véhicules, représentant la base installée la plus importante au monde
  • la 2e gamme mondiale de produits de signalisation en termes de chiffre d’affaires
  • des capacités techniques et commerciales sur des marchés stratégiques
  • une capacité R&D décuplée :
    • 17.500 ingénieurs et talents
    • 10.000 brevets
    • et 70 % de la R&D du groupe réalisée en France

Grâce à cette force de frappe puissante, le groupe accélère vers son ambition : devenir l’acteur innovant mondial de la mobilité durable et intelligente.

 

Une réponse à une demande croissante

Entre relance économique et développement de la mobilité durable, la demande du marché de l’équipement ferroviaire devrait connaitre un taux de croissance annuel moyen de 2,3 % à horizon 2025*.

Une croissance à laquelle le groupe Alstom peut aujourd’hui faire face sereinement, grâce à ses 75 000 salariés dans 70 pays.

Le groupe possède actuellement un carnet de commande combiné de 71,1 milliards d’euros.

* UNIFE Market Study 2020, central scenario (V-shape)

 

Faire face à la concurrence

Nouveau numéro 2 mondial du ferroviaire, le groupe Alstom devrait être en mesure de faire le poids face au leader chinois du secteur, CRRC.

En intégrant Bombardier Transport, Alstom possède désormais le portefeuille de solutions le plus complet du ferroviaire, du transport léger sur rail aux trains à très grande vitesse.

De plus, avec les implantations et marchés combinés des deux entreprises, le groupe bénéficie d’une couverture géographique très complète.

Et de très fortes capacités de production en Europe et Amérique du Nord, ce qui représente 75 % du marché de l’équipement ferroviaire.

 

Alstom et Bombardier en Hauts-de-France

Alstom et Bombardier sont tous deux présents en Hauts-de-France -1ère région ferroviaire de France, aux côtés de Siemens, Millet et Faiveley.

Le site de production de Crespin est d’ailleurs la plus importante usine ferroviaire du pays.

Chiffre clés du ferroviaire en Hauts-de-France :

  • 40 % de la production nationale
  • 10 000 salariés
  • 1 Md € de CA
  • +200 fournisseurs et sous-traitants

Vous souhaitez en savoir plus avant d’investir ? Découvrez les atouts des Hauts-de-France pour votre implantation ferroviaire.

Sources : Alstom, France 24

Bombardier investit dans son outil de production à Crespin

Un investissement de 25 M€ en Hauts-de-France

Dans la lignée du plan de relance du gouvernement, le canadien Bombardier investit 25M€ dans son usine de Crespin, plus important site de construction ferroviaire du pays.

Ce plan d’investissement, nommé « Plan 1 000 », a pour but d’anticiper l’augmentation de la production et de moderniser les outils de production.

Bombardier, un plan de modernisation et d’accroissement des capacités de production en 3 volets

  • Industriel :
    • modernisation des outils permettant, notamment, de réduire des tâches à pénibilité importante (robotisation / digitalisation de process, transition écologique)
    • accroissement des capacités de production de 25%, par la création de nouveaux postes et lignes (montage, outillage…)
  • Approvisionnement :
    • 4 M€ d’investissements directs en outillage et en équipement chez certains fournisseurs, pour leur permettre de suivre les besoins élevés en volume de production
    • investissement en logistique pour augmenter la capacité de stockage et moderniser les systèmes informatiques
  • Emploi : augmentation des effectifs pour permettre la montée en charge du site. 160 personnes ont déjà été recrutées au 1er sept 2020 sur un total de 400 CDI. Cette pérennisation des emplois sur le site permettra de renverser des ratios de personnel externe / interne et de sécuriser les compétences.

Un carnet de commandes rempli pour 4 ans

En 20 ans, le site de Crespin est passé de 50 à 700 voitures par an. Grâce à cet investissement, Bombardier vise les 1 000 voitures par an.

Une montée en puissance nécessaire pour permettre de répondre à un carnet de commandes rempli, au moins, pour les 4 prochaines années.

L’entreprise a notamment signé 5 gros contrats :

  • Le Francilien, 560 trains
  • Plateforme OMNEO, 455 trains
  • RER NG, 71 trains
  • M7 belge, 355 voitures sur les 445 du projet
  • Métro parisien MF 19, 44 rames

33 rames de TER ont également été commandées par la Région Hauts-de-France pour un montant de 565 M€.

Bombardier au cœur de la 1ère région ferroviaire de France

Ce n’est pas un hasard si le plus gros site de construction ferroviaire national se situe près de Valenciennes, en région Hauts-de-France.

Constructeurs internationaux (Alstom, Siemens…), sous-traitants de rang 2 et 3, capacités de stockage, bureaux commerciaux à coûts compétitifs… la région dispose d’un terreau parfait pour les projets ferroviaires.

En savoir plus sur la filière ferroviaire en Hauts-de-France

Source : Bombardier

Investissement de 40M€ à Outreau Technologies

Un investissement de 40 millions d’euros

Spécialisée dans les cœurs d’aiguillage pour voies ferrées, l’entreprise Outreau Technologies, basée dans en Hauts-de-France, va bénéficier d’un investissement de 40 millions d’euros jusqu’en 2020.
Cet investissement fait suite à son rachat en 2013 par le groupe allemand Vossloh Cogifer, pour un montant de 6 millions d’euros.
Il devrait permettre la modernisation du site par la création d’une nouvelle usine sur 20 000m², , assurant son fonctionnement optimal.

Les Hauts-de-France, 1er région Française sur le secteur ferroviaire

Avec 40% de la construction ferroviaire française, la région des Hauts-de-France est leader en Europe.
Son écosystème complet compte plus de 200 fournisseurs et se structure autour de 4 constructeurs mondiaux (Bombardier, Alstom, Siemens et Titagarh) et d’un pôle de compétitivité à vocation internationale Itrans.
Au total, le secteur ferroviaire emploie plus de 10 000 personnes en région, pour 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Sources : Voix du Nord, Semaine du boulonnais

Alstom et Bombardier, retenus pour la production des rames D et E du RER parisien

Mercredi 11 janvier 2017, Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France et du Syndicat des transports de l’Ile-de-France (STIF) et Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, ont signé le marché pour le nouveau train de l’Ile-de-France, l’attribuant au consortium Alstom-Bombardier.
Ce marché d’une tranche ferme de 71 rames représente une opportunité économique exceptionnelle répartie entre Alstom Petite-Forêt (70%) et Bombardier Crespin (30%) et assure à Alstom une charge de travail jusqu’en 2023.

Les trains de demain…

Le X’Trapolis Cityduplex sera un train de type boa (totalement ouvert), sur deux niveaux, chaque rame pouvant transporter jusqu’à 1 860 passagers. Il présentera plusieurs innovations telles que des espaces d’accueil, de l’information voyageur voire de la connectivité.
Ce train livré en deux longueurs (112 et 130 m) pour les lignes D (130 rames prévues) et E (125 rames) du RER, pourra rouler jusqu’à 140 km/h. Les rames devraient avoir une fiabilité bien au-dessus de celles en circulation et permettre 20 à 25 % d’économies d’énergie.

… « made in » (Hauts-de-)France

Ce n’est pas la première fois qu’Alstom et Bombardier travaillent de concert. Les deux sociétés avaient déjà coopéré lors de la production de 140 rames de MI09 pour la ligne A du RER parisien.
Cette fois ci, le site Alstom de Petite-Forêt (1 200 salariés) sera en charge de : la gestion du projet, la conception, la production des véhicules d’extrémité, la validation, les essais, la mise en service et la garantie. Quant-à lui, Bombardier Crespin (2000 salariés), s’occupera de la conception et de la fabrication des véhicules intermédiaires.
Ce nouveau marché, représentant 50% de la production ferroviaire en France des prochaines années, assure l’avenir des deux entreprises implantées dans le Valenciennois, leur permettant de sauvegarder leurs emplois et compétences ; voire même de penser à quelques embauches pour l’ingénierie et l’industrialisation.