COVID-19 : GSK Saint-Amand produit un adjuvant de vaccin

En Hauts-de-France, GSK produit un adjuvant pour les vaccins contre la COVID-19

Très engagé dans la lutte contre la COVID19, le groupe britannique a lancé, à Saint-Amand-les-Eaux, la production d’un adjuvant pouvant servir dans l’élaboration de plusieurs vaccins contre la COVID19.

L’adjuvant pourra être exploité par les laboratoires pharmaceutiques et de recherche avec lesquels GSK est actuellement en collaboration comme le français Sanofi, le chinois Clover Biopharmaceuticals ou encore le canadien Medicago.

« En tant qu’entreprise internationale fortement implantée en France, nous nous mobilisons pour localiser en France des projets stratégiques comme celui que représente aujourd’hui la fabrication de notre adjuvant pandémique sur le site de Saint-Amand-les-Eaux, à destination du monde entier. L’enjeu du vaccin contre la COVID-19 est aussi un enjeu industriel : notre entreprise n’a pas attendu la fin du plan de développement clinique pour commencer à produire à travers son réseau de production, y compris ici en France ! Soutenir les équipes du site de Saint-Amand-les-Eaux, qui préparent l’arrivée des vaccins contre la Covid-19, est une grande source de fierté pour l’ensemble des collaborateurs de GSK France »
Josephine Comiskey, Présidente de GSK France.

L’adjuvant est un atout de taille pour les fabricants. En augmentant la réponse immunitaire, il permet de réduire la quantité d’antigène nécessaire par dose et donc, de produire plus de vaccins.

Au total, l’entreprise prévoit la production de 1 milliard de doses en 2021, tout en maintenant la production des autres vaccins du site.

« Avec les équipes du site de Saint-Amand-les-Eaux, nous sommes très fiers d’être acteurs dans la réponse globale de GSK pour lutter contre la COVID-19. Notre objectif est de produire plusieurs centaines de millions de doses d’adjuvant en 2021 ici à Saint-Amand-les-Eaux, tout en continuant à produire les autres vaccins GSK, qui peuvent sauver des vies. Ce n’est pas l’un ou l’autre : l’ambition est de faire les deux, en mettant tout en œuvre pour garantir les plus hauts standards de qualité et de sécurité pour les patients. En tant qu’équipe, nous mettons tout en œuvre pour relever ce défi ! »
Éric Moreau, Directeur du site de Saint-Amand-les-Eaux.

GSK recrute 100 personnes en Hauts-de-France

Afin d’assumer la montée en charge programmée pour la production de l’adjuvant, GSK a lancé une campagne de recrutement cet été.

Au total, 100 emplois seront créés, pour des postes d’opérateurs et techniciens de production, de maintenance et de qualité.

La production de l’adjuvant, qui se fait sur le matériel de fabrication qui avait servi lors de l’épidémie de H1N1, demande une formation complémentaire du personnel.

« C’est un équipement très technique. Il y a une longue phase de formation de nos équipes. Il faut au minimum trois mois, et au bout de trois mois, la personne est toujours suivie par des ‘parrains’ qui l’accompagnent jusqu’au jour où elle va produire seule »
Elodie Plaisant, directrice de production

Pourquoi l’usine GSK des Hauts-de-France est-elle un site stratégique du groupe ?

Site majeur du réseau de production de GSK, l’usine de Saint-Amand bénéficie des atouts de la région Hauts-de-France, notamment de :

  • La situation géographique idéale et proche du siège social du groupe à Wavre (Belgique)
  • La main d’œuvre qualifiée et abondante, permettant la montée en charge rapide des effectifs

Mais également de facteurs inhérents au groupe :

  • La modernité des équipements, grâce à des investissements importants du groupe en région (entre 2006 et 2013, GSK a investi plus de 600 millions d’euros dans son site de Saint-Amand-les-Eaux)
  • La compétence des équipes en place

L’usine a une capacité de production maximale de 300 millions de doses et emploie plus de 900 personnes.

Elle a produit 140 millions d’unités de vaccins en 2019, dont 95% ont été exportées vers plus de 125 pays dans le monde.

IPL : une molécule efficace contre la Covid-19

L’Institut Pasteur de Lille, toujours mobilisé dans la recherche contre la Covid-19

Depuis fin février, les équipes de l’Institut Pasteur de Lille (IPL), sont sur le pied de guerre.

Une task-force inédite, composée de 30 chercheurs aux compétences diverses et complémentaires (virologues, chimistes, pharmacologues, ingénieurs…), travaille sur 4 grands projets de recherche contre la Covid-19 :

  1. Repositionnement d’une molécule existante : trouver parmi les 2 000 molécules de la bibliothèque de la start-up Apteeus (spécialisée dans le repositionnement de médicaments), celle(s) qui pourrai(en)t répondre à la Covid-19, dans l’attente d’un vaccin
  2. Recherche d’un vaccin dérivé de celui de la coqueluche, sur une plateforme dédiée de l’IPL ; ce dernier pourrait être administré par voie nasale
  3. Recherche d’un traitement contre toute la famille des coronavirus, afin d’anticiper d’autres formes / mutations dans le futur (c’est sur ce point que l’hydroxychloroquine montre ses limites, n’ayant pas résisté à des modèles plus complexes)
  4. Évaluation de l’efficacité du BCG

En plus de ses activités de recherches, l’IPL a également mis en place un drive de dépistage avec Synlab et un service de conseil aux entreprises sur les mesures sanitaires à mettre en place pour une reprise en toute sécurité.

 

L’IPL identifie une molécule efficace contre le SARS-CoV-2

Lors de l’étude des 2 000 molécules de la bibliothèque d’Apteeus, l’Institut Pasteur de Lille en a identifié une permettant, grâce à son action antivirale, de :

  • Réduire la charge virale du malade en prise aux premiers symptômes, permettant d’éviter la contagion
  • Contrecarrer les formes graves de la maladie, pris de façon tardive

Il s’agirait, selon l’AEF, du clofoctol.

« Plusieurs molécules avaient été identifiées fin mai, mais il fallait les expérimenter sur des modèles de plus en plus précis pour connaître leur véritable efficacité sur l’homme […]
Le recul sur ce produit est suffisant pour savoir qu’il peut se montrer efficace avec la posologie normale administrée, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. Et les alertes concernant les effets secondaires sont rares ».

Commercialisé en France de 1978 à 2005, la molécule dispose déjà d’une autorisation de mise sur le marché.

Elle pourrait donc être utilisée rapidement, une fois l’étude clinique réalisée.

 

La Région Hauts-de-France et LVMH financent les études cliniques

Afin de faire avancer la recherche, la Région hauts-de-France a mobilisé une aide de 780 000 euros.

Cette dernière servira à la première étape des tests cliniques : la recherche sur animaux (grands macaques).

« Notre but est d’épargner au maximum le recours à l’animal en faisant un maximum de tests in vitro », précise Benoît Déprez, Directeur Scientifique à l’INSTITUT Pasteur de Lille.

Mais il manquait encore 5 millions d’euros à l’Institut Pasteur de Lille pour pouvoir lancer et mener à bien l’étude clinique sur l’Homme.

Un montant apporté sous forme de don, par le numéro 1 du luxe, LVMH – qui s’était mobilisé pendant le confinement pour produire du gel hydroalcoolique dans son usine des Hauts-de-France.

« Cinq millions d’euros, c’est la somme nécessaire pour faire un essai chez l’homme en contre placebo et idéalement en double aveugle », explique Benoît Déprez. « Nous espérons pouvoir commencer l’essai clinique dans les prochains mois pour espérer avoir des résultats à la fin du premier trimestre 2021 ».

L’Institut Pasteur de Lille au cœur du 3e pôle santé de France

La Région Hauts-de-France compte 32 000 salariés et 1 100 entreprises dans le secteur de la santé.

Elle s’illustre notamment dans le domaine de la recherche avec plus de 80 laboratoires spécialisés, représentant 4 000 chercheurs des secteurs publics et privés.

L’Institut Pasteur de Lille en est l’illustration concrète.

Bien que de taille modeste, la force de l’IPL réside dans ses équipes aux domaines de compétence variés et complémentaires et disposant d’équipements de très haute technologie.

En savoir plus sur le secteur santé en Hauts-de-France.

Sources : Institut Pasteur de Lille, Sciences et avenir, AEF, Europe 1, 20 minutes

GSK recrute 100 personnes en Hauts-de-France

GSK en Hauts-de-France : le secteur pharmaceutique ne connait pas la crise

En témoignent les deux sessions de recrutement effectuées par GSK à Saint-Amand-les-Eaux initiées en juillet et août.

Ce sont au total 100 personnes qui vont rejoindre les lignes de production de l’entreprise pharmaceutique en Hauts-de-France.

Des recrutements visant à accompagner l’augmentation des volumes de production en vaccins du site.

« La crise du Covid-19 a mis en lumière l’importance des vaccins et la nécessité d’assurer la continuité de l’approvisionnement des populations. Ce projet vise à répondre à cet objectif. » Lidia Serina, Directrice du site de Saint-Amand-les-Eaux chez GSK

Le site est spécialisé dans la fabrication et le conditionnement de vaccins et d’adjuvants à destination du monde entier.

Il se prépare donc à contribuer à la lutte contre le COVID-19 en répondant aux besoins des différentes collaborations dans lesquelles le groupe est engagé.

Ces dernières ayant pour but de mettre au point un ou plusieurs vaccins adjuvantés contre le virus.

« De par sa situation géographique proche du siège social GSK Vaccines à Wavre, en Belgique, la modernité de ses équipements et la compétence des équipes, le site de Saint-Amand-les-Eaux SAE est un site stratégique au sein du réseau GSK, pour la production d’adjuvants et de vaccins, et continuera de l’être. Ces recrutements viendront renforcer les équipes actuelles pour que le site puisse poursuivre sa montée en puissance en termes de capacité de production. » Lidia Serina, Directrice du site de Saint-Amand-les-Eaux chez GSK

Source : GSK

Obésité : le CHU de Lille site pilote européen

Lille : une première européenne dans le traitement de l’obésité

CHU le plus dense d’Europe, le centre hospitalier de Lille innove au service de ses patients.
Il expérimente depuis quelques mois une toute nouvelle innovation en chirurgie bariatrique, dans sa lutte contre l’obésité sévère.
Ce dispositif marqué CE, encore inusité en Europe, présente les avantages des procédés actuels sans leurs inconvénients.
Réversible, il est mieux toléré que l’anneau gastrique.
Et moins invasif (implantation par coelioscopie) et risqué que la sleeve gastrectomy (ablation d’une partie de l’estomac).
Le B-Clamp, de son nom, est une pince posée verticalement sur l’estomac du patient, afin de le diviser en deux. 
Dans le cadre de cette expérimentation unique en Europe, les patients bénéficient d’une prise en charge renforcée avant et après la pause (nutritionnistes, chirurgiens bariatriques, infirmières spécialisées, diététiciennes, psychologues, aides-soignants et éducatrice spécialisée).
« Nous sommes le seul centre à offrir en Europe un suivi aussi structuré dans le domaine de l’obésité sévère » indique le Pr Robert Caiazzo, chirurgien 

B-Clamp : des résultats probants 

18 patients souffrant d’obésité sévère ont déjà pu bénéficier du dispositif.
La perte constatée suite à la pose du B-Clamp correspond environ à la moitié de l’excès de poids du sujet.
Il permet également une amélioration notable du diabète des patients traités.

CHU de lille, un Budget Programme Innovation (BPI) 

Repéré dans une revue internationale, l’utilisation du B-Clamp au CHU de Lille s’inscrit dans le cadre du Budget Programme Innovation.
Ce dernier vise à soutenir l’innovation au service des patients et la modernisation de leur prise en charge sur le territoire.
Il offre ainsi aux habitants des Hauts-de-France un accès à des « innovations de rupture coûteuses ».
Tout en permettant aux équipes médicales de vérifier l’intérêt de la technologie mise en place.

Le CHU de Lille, au cœur du 3e pôle santé de France

La région Hauts-de-France compte plus de 30 000 emplois dans le domaine de la santé.
Elle est reconnue à l’international, pour son savoir-faire dans le domaine : 
  • Du diabète,
  • Du cancer,
  • Des maladies inflammatoires et immunologie
  • De la e-santé…
Et s’appuie sur le centre d’excellence Eurasanté.
Au cœur de la région, le centre hospitalo-universitaire de Lille est le campus le plus dense d’Europe.
Il compte 7 hôpitaux et plus de 15 000 professionnels de santé.
En savoir plus sur le secteur de la santé en Hauts-de-France.

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Nutrevent, l’événement incontournable de la santé nutrition

NutrEvent, le lieu idéal pour rencontrer tous les acteurs de la filière nutrition santé 

Votre entreprise évolue dans le domaine de l’alimentation humain, animale ou de la santé ? Vous cherchez à créer des nouveaux partenariats, découvrir des projets innovants, un financement… ?
NutrEvent, événement de référence en Europe, regroupe chaque année plus de 650 participants, issus de 25 pays :
  • entreprises agroalimentaires et de compléments alimentaires
  • fournisseurs d’ingrédients, 
  • acteurs académiques, 
  • structures de transfert, 
  • entreprises de conseil en R&D et investisseurs, 
L’occasion idéale de rencontrer de nouveaux partenaires et de vous tenir au courant des innovations de votre filière. Vous pourrez pour cela : prendre des rendez-vous BtoB, assister à des conférences et pitchs ou découvrir la 50aine d’exposants présents.
Vous souhaitez profiter de votre venue sur le salon pour discuter des opportunités de développement que vous offrent les Hauts-de-France ? Prenez rendez-vous avec notre chargé d’affaires IAA, Olivier Charras.

2021, année du « one Health »

« One Health » est une approche selon laquelle santé animale, végétale et humaine sont étroitement liées (par exemple, l’utilisation de probiotiques permet d’éviter celle des antibiotiques pour les animaux, ce qui a in fine un effet positif sur la santé humaine). Cette vision transdisciplinaire a pour but de développer des synergies entre les acteurs de ces trois domaines afin d’améliorer les soins de santé et la recherche biomédicale de demain. 
« One Health » est un segment porteur en IAA puisque les R&D sur les passerelles entre nutrition humaine et animale connaissent une hausse pour atteindre 14% de la recherche totale de la filière en 2019.
Les conférences sont donc organisées autour de la problématique suivante : Comment l’industrie alimentaire humaine, animale et de la nutrition va-t-elle favoriser la santé humaine en respectant la durabilité environnementale ?
Pour découvrir le programme complet des interventions, rendez-vous sur le site de l’événement :  https://www.nutrevent.com/nutrevent/ 

Montée en puissance de Nutrevent, l’événement BtoB de la santé nutrition

Créé en 2009 par deux organismes de la Région Hauts-de-France (Eurasanté et le Pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité), NutrEvent est désormais porté par un trio de puissants écosystèmes français :
  • les Hauts-de-France, 3e région française du secteur et cluster nutrition de référence en Europe,
  • la Bretagne, 
  • le Pays de la Loire.
Ce partenariat permet de passer d’un événement biannuel à annuel, tenu en alternance à Rennes, Lille et Nantes, afin de soutenir la dynamique des acteurs industriels et académiques.
En savoir plus sur la filière santé nutrition en Région Hauts-de-France

COVID : mobilisation des entreprises santé en Hauts-de-France

AstraZeneca, des outils au service des patients atteints de maladies chroniques

Implanté en Hauts-de-France, le groupe anglo-suédois AstraZeneca, participe activement à la lutte mondiale contre le COVID en mettant à disposition son expertise dans la recherche d’anticorps monoclonaux.
A l’échelle nationale, le groupe a développé plusieurs initiatives :

  • Continuité des produits et services à destination des patients atteints de maladies chroniques et donc plus sensibles au virus.
  • Développement d’une offre de télémédecine (application mobile) permettant le suivi à distance des patients atteints de cancer. En savoir plus
  • Lancement d’une Coalition Innovation et Santé en partenariat avec 3 autres sociétés (France Biotech, MedTech in France, France Digitale), aujourd’hui constituée d’une qurantaine d’acteurs du secteur santé dont GSK, lui aussi implanté en Hauts-de-France. Cette coalition a pour but de favoriser le développement de solutions innovantes, en réponse aux besoins des professionnels de santé et associations de patients. Voir le site de la CoalitionUne collaboration d’entreprises du secteur santé qui n’est pas sans rappeler le partenariat mis en place entre GSK et Sanofi.

Une hausse de l’activité chez SIPA

Contrairement à de nombreuses entreprises, la Société Industrielle des Plastiques d’Avesnes (groupe français Vygon) a vu son carnet de commande multiplier par 4 depuis le début de la crise sanitaire.
Sa spécialité ? La bougie de Boussignac, un guide permettant de faciliter l’intubation des personnes en détresse respiratoire, tout en les ventilant.
Afin de faire face à cette augmentation d’activité (la production est passée de 3 000 unités par mois à 10 à 15 000), la société a dû renforcer ses effectifs par 10 équivalents temps plein.

De son côté, SGD Pharma investit pour préparer la reprise

Comme de nombreuses entreprises du secteur, le groupe chinois SGD Pharma a participé à l’élan de solidarité nationale en offrant du matériel de protection au personnel médical.
Aujourd’hui, le spécialiste des emballages pharmaceutiques prépare sa reprise et anticipe une montée en puissance des besoins avec de nouvelles exigences ainsi que de la concurrence industrielle. Afin d’adapter son outil de production et augmenter sa production de flacons pour vaccins, le groupe prévoit d’injecter 37 millions d’euros (sur un plan de 45M€ pour ses 5 usines) dans deux de ses usines françaises, dont celle de Saint-Quentin-Lamotte en Hauts-de-France.

« Il va falloir vacciner la planète ! Ce qui sera possible uniquement si l’industrie médicale dispose des principes actifs, des excipients et des contenants nécessaires », explique Christophe Nicoli, PDG de SGD Pharma

Sources : BFM TV, AstraZeneca, les Echos, la voix du nord

COVID19 : l’Institut Pasteur de Lille mobilisé

Article mis à jour le 28 mai
L’institut Pasteur à la recherche de volontaires pour tester l’efficacité du BCG
Afin de tester l’efficacité du BCG en prévention du COVID19, un essai clinique est entrain de se mettre en place. Pour cela, l’Institut Pasteur est à la recherche d’au moins 1 000 volontaires sains, si possibles du corps médical (ces derniers étant les plus exposés).
Afin de mener cet essai, seule une moitié des participants sera (re)vaccinée. Si des résultats significatifs en ressortent, alors le BCG pourra être utilisé en prévention du virus.

Démarrage de l’étude d’efficacité du BCG face au COVID-19

L’Institut Pasteur de Lille a réussi à constituer un échantillon de 1 000 personnes pour étudier la protection induite par le BCG face au coronavirus.
En effet, les chercheurs aimeraient définir si le vaccin permet de renforcer l’immunité innée des sujets exposés, les aidant ainsi à lutter contre le coronavirus.
Les résultats de l’étude sont attendus dans 6 à 12 mois

Une unité de recherche spécialisée dans les coronavirus à l’Institut Pasteur de Lille

La recherche bat son plein à l’Institut Pasteur de Lille, où une « task force » dédiée cherche un remède au COVID19.
Spécialisée dans ce type de virus depuis 2013, une équipe d’une vingtaine de chercheurs est dédiée depuis fin février à la lutte contre la pandémie mondiale. Elle regroupe des membres de plusieurs laboratoires régionaux : CNRS, Inserm, Université De Lille, CHU de Lille et Apteeus. Découvrez le site COVID dédié de l’Institut Pasteur.

3 objectifs stratégiques dans la lutte contre le COVID19

Afin de lutter durablement contre ce type de crises sanitaires, la « task force » de l’Institut Pasteur de Lille s’est fixée une ligne directrice en 3 étapes :
1. Comprendre le fonctionnement du COVID19 et y trouver un remède
Pour cela, les chercheurs ont réalisé un benchmark de tous les médicaments déjà existants dans le monde, afin d’identifier ceux qui seraient capables d’inhiber le virus. Près de 2 000 molécules sont actuellement en cours de test (molécule seule ou combinaison de médicaments), afin d’évaluer leur efficacité. Les chercheurs utilisent comme références la chloroquine et l’hydroxychloroquine.
Un essai clinique sera mis en place avec le centre hospitalier de Lille sur les tests les plus probants. Les premiers résultats de ces expériences devraient être connus ces jours-ci.

« On a la capacité particulière de pouvoir tester des molécules sur le virus grâce à des robots dans un laboratoire de confinement P3, ce qui est une installation unique et nous permet d’aller très vite dans l’observation des effets des molécules sur ces cellules et le virus », détaille Benoit Déprez, Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Lille.

2. Mettre au point un vaccin et définir les catégories de population pouvant recevoir ce vaccin préventif
3. Continuer la recherche de nouveaux médicaments dans la lutte contre les coronavirus afin d’anticiper l’émergence d’une nouvelle forme de ce type de virus

Le BCG, invention de l’Institut Pasteur de Lille, efficace ?

De nombreux pays européens (dont la France) et l’Australie mettent en place des essais cliniques afin de tester l’efficacité du BCG (Bacille Calmette Guerin) contre le COVID19.
Ce vaccin contre la tuberculose a été élaboré, il y a 100 ans, à l’Institut Pasteur de Lille par Calmette et Guérin.
Il permettrait, de prime abord, de diminuer les symptômes du COVID19 et d’en éviter certaines formes graves.

« Ce serait magnifique que ce vaccin puisse contribuer à atténuer les conséquences de l’infection par leSARS-CoV2, aux côtés d’autres traitements » souligne le Pr Xavier Nassif, Directeur Général de l’Institut Pasteur de Lille

Sources : Institut Pasteur Lille, CNEWS, France 3, La Voix du Nord

COVID : les Hauts-de-France se mobilisent

Anios-Ecolab, une production en flux tendu pour répondre aux besoins de la crise sanitaire

Bien que l’épidémie de coronavirus soit à l’origine de beaucoup de fermetures d’entreprises, les usines spécialisées dans la fabrication de produits (para)médicaux tournent quant à elles à plein régime. C’est le cas d’ Anios-Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois : le leader européen des produits désinfectants, travaille actuellement 24/7 à flux tendu pour maintenir la production de gel hydroalcoolique.

Macopharma relance son activité historique

L’entreprise tourquennoise (groupe Mulliez), spécialisée dans la fabrication de poches de perfusion de sang a redémarré son activité historique de production de masques. Elle fait partie des 4 structures sollicitées par l’Etat afin de remédier à la pénurie.

LVMH et Tereos, du luxe et du sucre au gel hydroalcoolique

Afin d’alimenter au mieux les centres hospitaliers, des usines on fait le choix de modifier leur production. C’est notamment le cas du groupe LVMH et de Tereos.
A Beauvais, l’usine Givenchy ( du groupe n°1 du luxe LVMH) s’est organisée afin de pouvoir produire environ 12 tonnes de gel hydroalcoolique par semaine.
Même démarche chez Tereos, le leader mondial en industrie sucrière et production d’alcool. Ses cinq usines, dont 3 en Hauts-de-France à Origny-Sainte-Benoite – Aisne, Lillers – Pas-de-Calais et Nesle – Somme ont commencé à produire du gel dès mercredi 18 mars.

« Face à l’épreuve sans précédent que traverse notre pays, nous avons considéré de notre devoir d’apporter notre contribution et notre soutien aux personnels soignants qui luttent chaque jour pour sauver des vies. C’est un engagement partagé par tous les coopérateurs et toutes les équipes de notre groupe » a déclaré Alexis Duval, président du Directoire de Tereos.

Des productions qui seront mises gracieusement à disposition des soignants de la Région Hauts-de-France et des Agences de santé.

Les entreprises textiles mettent elles aussi leur outil de production à contribution face au COVID

Les sociétés Norlinge (Nieppe – spécialisée dans le linge de maison pour résidences de seniors) et Mouna (Roubaix – sous-traitant en confection pour la grande distribution) relancent leurs machines à tisser et adaptent leur production à la conception de maques.

Comclever : solidarité spontanée pour lutter contre l’isolement

D’autres entreprises de la région se mobilisent dans ce contexte très particulier de confinement, à l’image de la société Comclever. La société roubaisienne met plusieurs de ses compagnons virtuels robotisés (baptisés Cutii) à disposition des Ehpads locaux afin de rompre la solitude de seniors.

« J’ai décidé de mettre à la disposition des Ephad, gratuitement, des Cutii pour que nos aînés restent en relation avec leur famille et profitent d’activités à distance. » Antoine Bataille DG groupe Comclever

Inovet investit 26M€ en Hauts-de-France

Inovet France : 26M € d’investissements sur 5 ans

« De nouveaux développements et la demande internationale vont accroître le besoin en capacité de production. »
La société de produits pharmaceutiques vétérinaires Biovet (groupe belge Inovet), située à Arques en Hauts-de-France, va bénéficier d’un investissement de 26 millions d’euros. Ce dernier, divisé en 4 phases, devrait permettre la modernisation de l’usine afin d’en tripler les capacités de production. Inovet vise une entrée au top 50 mondial des sociétés de santé animale (élevage et domestique) d’ici 2024.

  • Phase 1 : Reconstruction de la nouvelle unité de production et de bureaux supplémentaires.
  • Phase 2 – 2019-2021 : création d’une unité de préparations injectables, construction d’une seconde ligne de production.
  • Phase 3 – 2023 : renouvellement de l’unité de poudres hydrosolubles.
  • Phase 4 – 2023 : optimisation de la logistique du site.

Afin de pouvoir mettre en œuvre cette politique d’augmentation de la production, l’entreprise prévoit de renforcer ses équipes. Le recrutement d’une soixantaine de personnes est prévu d’ici 2023, montant ainsi les effectifs du site à 170 employés.

Biové, plus gros site de production du groupe Inovet

Inovet compte 3 sites en Europe :

  • à Arques en Hauts-de-France (site acquis en 2007), plus gros site de production du groupe avec 110 employés à l’heure actuelle (170 à horizon 2023)
  • en Belgique, pour la production de petites séries (51 employés)
  • en Hongrie (2 employés)

Bien que la possibilité de délocaliser la production ait été étudiée, le groupe a finalement fait le choix de pérenniser son usine en Hauts-de-France. Une décision stratégique qui lui permet :

  • de conserver la main d’œuvre qualifiée déjà présente sur le site,
  • de jouir de la position stratégique de la région au cœur de l’Europe, dans la mesure où 80 % de la production commercialisés par le groupe en France et à l’international proviennent de l’usine de Biové.

Un projet accompagné par Nord France Invest (notamment sur le volet ingénierie financière) et ses partenaires : Conseil Régional Hauts-de-France, CGET, CAPSO et SOFIE.
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Un Hub – usine-école pour la filière santé en Hauts-de-France

Grâce à un financement de 2 M€ (sur les 10M€ nécessaires) obtenus via le Plan d’Investissement d’Avenir en Hauts-de-France (PI3A), le centre d’excellence Eurasanté va s’agrandir. Une usine-école et un tout nouveau Hub devraient voir le jour en 2022.

Quel est l’intérêt d’une usine-école à Eurasanté ?

La futur usine-école du centre d’excellence Eurasanté (en partenariat avec le groupe IMT), permettra de former chaque année 1 500 personnes dans la production pharmaceutique et biotechnologique.
Grâce à une immersion en conditions réelles, les étudiants (salariés et demandeurs d’emplois) auront une connaissance optimale des procédés de fabrication pharmaceutiques et seront immédiatement opérationnels. Un réel atout pour les entreprises biopharmaceutiques, dans un secteur qui fait face à d’importantes difficultés de recrutement.
Équipé des dernières technologies de production, le plateau technique de pointe de 800 m² de l’usine-école Eurasanté, proposera « des méthodes pédagogiques innovantes, afin d’accompagner leurs salariés vers les futures compétences de l’industrie pharma 4.0 ».

Qu’est-ce que le futur Hub Eurasanté ?

Très attendu des acteurs de la filière santé-nutrition en Hauts-de-France, le Hub Eurasanté permettra d’accueillir les porteurs de projets et start-ups actuellement accompagnés au sein du bio-incubateur et de l’accélérateur du site. En effet, face au succès de ses dispositifs d’accompagnement, Eurasanté manque aujourd’hui de place.
Le lieu de 3 000 m² proposera des espaces de travail (bureaux ou coworking, salles de réunion et de créativité), des laboratoires partagés et une zone dédiée à l’événementiel de 300 m². Un lieu de rencontre entre professionnels de la filière santé-nutrition, permettant de favoriser l’innovation et de simplifier les expérimentations, pour l’émergence de projet innovants.
Afin d’optimiser la visibilité en France et à l’international d’Eurasanté et de la filière santé-nutrition régionale, un showroom en partie mobile, se fera la vitrine du site et permettra notamment, l’accueil de grandes délégations étrangères.

Eurasanté, l’excellence comme vecteur d’attractivité

Avec 170 entreprises et 3 100 salariés (sur les 31 000 du secteur en région), Eurasanté joue un rôle majeur dans la valorisation de la recherche en santé en Hauts-de-France.
Le site d’excellence est devenu une vitrine des activités de la filière régionale, 3e pôle santé de France, offrant aux industriels un environnement dense et dynamique.
Autant d’atouts qui permettent d’attirer en région de nouveaux talents, mais également l’implantation d’entreprises étrangères, à l’image de GSK, AstraZeneca…
En savoir plus sur la filière santé nutrition en région
Source : Eurasanté