L’autorisation environnementale unique
Applicable depuis le 1er mars 2017, l’autorisation environnementale fusionne en une seule demande les procédures environnementales d’un projet : ICPE, loi sur l’eau, dérogation espèces protégées, évaluation des incidences Natura 2000, notamment. Selon le ministère de la Transition écologique, le porteur de projet dispose d’un interlocuteur unique : l’inspection des installations classées pour les projets ICPE, ou le service de la police de l’eau pour les projets relevant principalement de la loi sur l’eau.
La nouvelle procédure issue de la loi Industrie verte s’applique à toutes les demandes déposées depuis le 22 octobre 2024. Les demandes d’informations complémentaires formulées pendant l’instruction n’interrompent plus les délais.
Le permis de construire
Le permis de construire est instruit dans un délai standard de trois mois à compter de la réception d’un dossier complet en mairie, avec un mois supplémentaire possible selon le site ou le projet. Lorsque le document d’urbanisme doit être mis en compatibilité avec le projet, la DGE estime la durée totale à environ 8 mois, cette mise en compatibilité pouvant être menée en parallèle de l’autorisation environnementale.
Le permis peut être délivré avant l’autorisation environnementale, mais le ministère de la Transition écologique rappelle qu’il ne peut être exécuté qu’après la délivrance de celle-ci, sauf exception très encadrée et portée à la connaissance du public.
L’archéologie préventive
Le porteur de projet peut interroger la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) avant de déposer ses demandes. Dans un délai de deux mois, la DRAC indique si le projet donnera lieu à une prescription de diagnostic ou de fouilles. Selon la DGE, 10 % des dossiers soumis aux services régionaux de l’archéologie donnent lieu à une prescription de diagnostic et 2 % à une prescription de fouilles chaque année. La réalisation des prescriptions archéologiques est un préalable aux travaux.