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À qui s’adressent les services de Nord France Invest ?

4 cas de figure :
  • Entreprises étrangères tous secteurs confondus souhaitant se développer en Hauts-de-France
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  • Entreprises des Hauts-de-France ayant un enjeu de transmission
  • Entreprises des Hauts-de-France détenues par des capitaux étrangers ayant un projet de développement
Nos services ne s’adressent pas aux :
  • Auto-entrepreneurs français ou internationaux
  • Entreprises françaises souhaitant exporter
  • Entreprises internationales cherchant uniquement des réseaux de distribution

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Nord France Invest vous fait bénéficier d’un accompagnement totalement personnalisé, gratuit et entièrement confidentiel. L’agence centralise pour vous toutes les informations nécessaires à l’évaluation de votre projet. Nous facilitons votre recherche de locaux, de partenaires ou de terrains. Nous organisons vos visites sur site. Nous accélérons votre mise en réseau avec vos futurs partenaires régionaux. Retrouvez les services détaillés de l’agence sur cette page.

Quels sont les projets sur lesquels nous pouvons vous accompagner ?

L’agence accompagne les projets d’investissement créateurs d’emplois. La nature des projets varie selon 3 cas principaux :
  • Les projets de création
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AccueilSuccess storiesTG GRISET : une activité industrielle historique

TG GRISET : UNE ACTIVITÉ

INDUSTRIELLE HISTORIQUE

Fondé en 1760 en Hauts-de-France, Griset est l’un des derniers producteurs de cuivre du pays. En 2016, le chinois TNMG reprend ce fleuron industriel. Loin du cliché du pillage technologique, l’opération a permis à l’entreprise de renaître de ses cendres. Découvrez l'histoire de ce rachat racontée par Dunwei Liu, Deputy General Manager. Une interview issue de l'étude d'impact des entreprises étrangères en Hauts-de-France 2025, menée par Nord France Invest et KPMG.
Date de publication Publié le 18.12.2025
Nord France Invest

TG Griset : tradition, résilience et croissance
dans les Hauts-de-France

Créée sous le nom patronymique de Griset, l’histoire de cette entreprise métallurgique basée à Villers-Saint-Paul dans l’Oise remonte à 1760, avant même la révolution française.

Elle a d’ailleurs marqué celle de son industrie puisqu’elle fut la première à la fin du 19e siècle à laminer de l’aluminium.

L’histoire de l’entreprise, soumise à une concurrence internationale dans un marché complexe, aurait pu s’arrêter en 2014 à la suite de sa liquidation.

Son rachat par le groupe TNMG, premier producteur chinois de cuivre, lui a permis de renaître de ses cendres sous le nom de TG Griset.

L’entreprise du sud des Hauts-de-France enregistre depuis un développement serein et prometteur concrétisé par l’embauche de plus de 50 salariés en quelques années.

Retour sur cet investissement avec Dunwei Liu, Deputy General Manager et David Derache, Directeur Général.

TG Griset est une filiale du groupe chinois TNMG*.
Présentez-nous votre maison mère.

Premier producteur chinois de cuivre avec une capacité de raffinage de plus de 2 millions de tonnes en 2025 et 40 000 salariés, TNMG fait partie des principaux acteurs au monde de ce marché.

Il couvre toute la chaîne de valeur du cuivre : extraction minière, production, raffinage, recyclage et transformation des produits.

Il fabrique principalement du cuivre électrolytique, des lingots, des fils et produits alliés pour l’électronique, l’automobile, l’avionique et le secteur des infrastructures électriques.

Face à la pression internationale et à la concurrence sur les ressources, la stratégie de TNMG est de miser sur l’intégration verticale, la montée en gamme technologique de ses sites industriels et le développement de cuivre issu du recyclage.

🔎Découvrez le secteur de la métallurgie en Hauts-de-France.

*(Tongling Nonferrous Metals Group)

Comment avez-vous été amenés à intégrer ce groupe
et quelle est la situation actuelle de l’entreprise ?

Nous connaissons ce groupe depuis une trentaine d’années. Cette antériorité nous a conduits à leur proposer la création d’une joint-venture en 2014 dans un contexte économique très difficile pour nous.

Celle-ci comptait 120 personnes à l’époque, mais n’a pas permis d’éviter la liquidation de l’entreprise, effective en 2016.

Le groupe nous a alors rachetés.

Nous avons relancé l’activité avec 12 salariés seulement, pas de trésorerie et aucun client. Les affaires ont repris, nous permettant d’arriver à l’équilibre en 2020.

Aujourd’hui, notre effectif est 68 collaboratrices et collaborateurs, dont deux expatriés chinois. Nous avons atteint la barre des 60 M€ de CA.

🔎Explorez comment les Hauts-de-France peuvent devenir le tremplin de votre développement international.

Nous bénéficions d’une totale autonomie de notre maison mère chinoise en termes de développement ou de logique commerciale, ce qui est rassurant car cela prouve que nous possédons localement une vraie marge de manœuvre.

Que retenez-vous
des difficultés passées ?

En 2014, l’entreprise a disparu, mais pas son savoir-faire ni son image, très connue et appréciée en Chine.

Il faut savoir qu’il y a 25 ans, la technologie développée par Griset était absente de Chine.

Le groupe TNMG était venu chez nous pour apprendre à créer une usine en lien avec notre expertise, à savoir la fabrication de cuivres et alliages de cuivre de haute technicité pour technologies avancées destinées aux industries automobile, électronique, avionique et électrotechnique.

Ils nous avaient demandé de réaliser l’ingénierie de leurs futures machines.

Même si le marché chinois a beaucoup progressé, nous possédons en France encore un savoir-faire attractif.

Je regrette d’ailleurs que TG Griset – qui emploie du personnel français – ne puisse pas bénéficier de certains dispositifs d’aides car nos capitaux sont chinois.

Nous avons aussi le sentiment d’être écartés de certains marchés sensibles. C’est dommage car nous sommes à ce jour la seule filiale hors Chine TNMG.

Nous faisons partie des derniers producteurs de cuivre en France, ce qui constitue un enjeu de réindustrialisation.

Quels sont vos sujets d’actualité
et vos perspectives futures ?

Nous continuons d’apporter notre savoir-faire au groupe.

Depuis notre rachat, celui-ci bénéficie d’une brique technologique qui lui manquait, ce qui lui permet de développer son savoir-faire et sa gamme de produits.

Nous avons effectué récemment un transfert de technologie sur le marché des transistors avec 4 de nos lignes qui ont été transférées en Chine.

Les échanges fonctionnent aussi dans l’autre sens. Nous étudions ainsi la possibilité d’implanter en France une technologie maîtrisée en Asie.

Régionalement, nous avions sous le coude un projet avec les gigafactories des Hauts-de-France mais celui-ci a été mis en sommeil à cause du Covid.

Plus globalement, notre objectif est de monter en production pour passer de 7 à 10 KT d’ici 5 ans.

Nous avons de réelles perspectives de développement et disposons d’ores et déjà d’une emprise foncière pour cela.

Vous avez embauché une cinquantaine de personnes en quelques années dans un domaine industriel très spécialisé.
Comment avez-vous fait ?

Nous rencontrons des difficultés de recrutement en raison du manque d’attractivité de l’industrie sidérurgique alors même que nos opérateurs sont rémunérés 30 % de plus qu’ailleurs à poste équivalent.

Quant à la formation de ce personnel, nous l’assurons en interne sur des périodes de 2 à 18 mois, à l’exception des métiers de la fonderie pour lesquels nous nous appuyons sur le Lycée Marie Curie de Nogent-sur-Oise, labellisé Lycée des Métiers.

La totalité du résultat cumulé à ce jour, soit 5 M€, a été entièrement réinvestie dans l’outil industriel et dans notre besoin de fond de roulement.

Comment vous approvisionnez-vous et quels sont les enjeux de votre activité
en matière de développement durable ?

60 % de nos approvisionnements proviennent d’un fournisseur allemand en capacité de répondre à nos besoins de métal neuf, étant entendu qu’il n’est pas possible d’acheter cette matière première au groupe en raison des coûts de transport.

40 % résultent par ailleurs de chutes de process amont d’industriels que nous récupérons pour le recyclage.

Nous assurons également des prestations de « Tolling ». Elle consiste à récupérer les déchets ou concentrés de cuivre d’un client, de les fondre, les purifier, les transformer puis lui restituer une quantité équivalente de cuivre raffiné après déduction des frais de traitement.

En termes de développement durable, nous cherchons à augmenter encore notre part importante de recyclage, ce qui est positif pour l’environnement mais aussi sur le plan économique compte tenu de la volatilité des cours des métaux.

Enfin, en tant que site ICPE (Installation classée pour la protection de l’Environnement), le contrôle sur le traitement de nos rejets et déchets est permanent. Nous avons investi dans des fours pour répondre aux normes en vigueur et optimiser nos performances en la matière.

Etude d'impact des entreprises étrangères
en Hauts-de-France

Pourquoi des entreprises internationales implantent-elles des filiales ou des unités de production dans les Hauts-de-France ? Qu’est-ce que ces sites apportent à leur groupe et inversement ? Quels sont les critères de choix qui ont prévalu à leur installation ? Comment ces structures recrutent-elles et forment-elles du personnel qualifié ? Découvrez les propos d’investisseurs étrangers qui ont trouvé leur pépite dans notre région !

Cette interview est tirée de nos échanges dans le cadre de l’étude KPMG – NFI 2025.

🔎Découvrez l’étude 2025.

QUAND LA CHINE VIENT CHERCHER L’EXCELLENCE FRANÇAISE
DANS LES HAUTS-DE-FRANCE

L’Europe est assez méfiante à l’égard de la Chine sur le plan économique. Mais il faut reconnaître que sans le groupe chinois TNMG, Griset n’existerait probablement plus à l’heure actuelle, ce qui aurait eu deux incidences.

La première aurait été la perte sèche de 120 emplois. Repartie avec seulement 10 % de cet effectif suite à sa liquidation, l’entreprise TG Griset compte près de 70 salariés aujourd’hui et devrait encore embaucher dans les années à venir.

La seconde tient dans la volonté de réindustrialisation européenne. Si la France ne possède plus de production minière primaire de cuivre, elle continue de fabriquer du cuivre principalement grâce au recyclage et à la transformation industrielle.

Il est aussi intéressant de noter que le premier producteur de cuivre de Chine a décidé de reprendre l’entreprise en raison de son excellence sur les laminés.

Soulignons enfin la présence de plusieurs entreprises du secteur de la métallurgie du cuivre dans les Hauts-de-France, dont les sociétés Nexans France à Lens ou la Fonderie Davergne dans l’Oise.

🔎Intégrez un écosystème international dynamique.

BESOIN D’AIDE POUR VOTRE PROJET DE DÉVELOPPEMENT ?
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Sophie Sophie
Eddy Eddy

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Sophie et Eddy sont votre binôme dédié. Ils prennent en charge votre projet, vous fournissent toutes les informations nécessaires, facilitent votre recherche de solutions d’implantation, et bien plus encore.

Contactez-les, décrivez vos besoins et ils démarreront votre accompagnement dans les plus bref délais !

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