La gigafactory confirmée en Hauts-de-France

L’ « Airbus de la batterie », un projet à plus de 5 milliards d’euros

Annoncé en janvier 2020, le projet d’implantation d’une gigafactory automobile a été concrétisé hier, jeudi 3 septembre 2020, par la création de la co-entreprise Automotive Cells Company.
Porté 50/50 par PSA/Opel et Total/Saft, cette entité gérera les futures usines de batteries prévues à Douvrin (Hauts-de-France) et Kaiserslautern en Allemagne.
Ce projet représente un investissement de plus de 5 Mrd €, soutenu à hauteur de 1,3 Mrd€ par les pouvoirs publics français et allemands.

La gigafactory française, un projet en deux temps

Etape 1 : la R&D
Portée par l’expertise de Total, la R&D d’ACC va s’articuler autour de la mise au point de cellules lithium-ion de haute-performance.
Elle commence à être déployée à Bordeaux sur le site R&D de Bordeaux (Gironde) et le site pilote de Nersac (Charente-Maritime).
Etape 2 : la production en série
Portée par le groupe PSA doté d’une excellente connaissance du marché automobile et de la production en grande série, elle est répartie sur deux sites :

  • Douvrin en France (région Hauts-de-France)
  • Kaiserslautern en Allemagne

Le démarrage de la production est prévu pour 2023.
Elle atteindra sa pleine puissance à horizon 2030, avec une capacité cumulée des deux sites de 48 GWh, permettant d’équiper 1 million de véhicules électriques par an, soit plus de 10% du marché européen.

Gigafactory PSA : Douvrin sélectionné pour la production française

Ce n’est pas un hasard si la gigafactory française est basée en Hauts-de-France…
La région Hauts-de-France est :

  • la 1ère région automobile de France en production de véhicules (700 000 par an, soit 33% du total France)
  • la seconde région pour la production de moteurs avec plus de 750 000 unités par an

Elle bénéficie de la présence de 3 constructeurs mondiaux (Toyota, PSA et Renault).
Et d’un écosystème de plus de 550 fournisseurs, sous-traitants et prestataires. En savoir plus sur le secteur automobile en Hauts-de-France
Et ce n’est pas non plus un hasard que PSA ait choisit Douvrin
Depuis 1969, la ville est dotée d’une usine de productions de moteurs (essence et diesel) du groupe PSA : Française de Mécanique.
L’usine représente aujourd’hui près de 5 % de la production mondiale de moteurs, pour véhicules légers, toutes marques confondues.

Le véhicule électrique en pleine croissance

Porté par les politiques de préservation de l’environnement, le segment du véhicule électrique est en plein développement en Europe.
D’après les études de marché réalisées par PSA et Total, il devrait augmenter jusqu’à 15 fois sa production actuelle à horizon 2030, soit 400 GWh.
Relocaliser la fabrication de batteries électriques, un enjeu pour la souveraineté européenne
Ce projet de giga usine, soutenu par les gouvernements français et allemand vise à :

  • accompagner la transition énergétique automobile
  • assurer l’indépendance industrielle de l’Europe

En effet, la production de batteries est aujourd’hui détenue en majeure partie par le marché asiatique et américain.
Le marché européen représentant 1% de la production mondiale.
Cette gigafactory européenne permettra de réduire les frais des moteurs électriques et donc de favoriser le développement du marché du véhicule électrique au sein même de l’Europe.
Il faut savoir qu’une batterie représente à elle seule un tiers de la valeur ajoutée du véhicule.

Yutong Bus ouvre un Centre Européen de pièces automobiles à Lens

La marque de bus de renommée mondiale Yutong Bus vient d’ouvrir officiellement, à Lens, son Centre logistique de pièces détachées.

Appartenant la SAS Yutong France, ce Centre est implanté dans un entrepôt de 500 m² et abrite un stock de pièces de rechange d’une valeur d’1 M€.

A terme, l’entrepôt se développera à mesure que les ventes de pièces de rechange augmenteront.

L’objectif poursuivi par Yutong est de pouvoir réduire considérablement le cycle d’approvisionnement et la distance effective des pièces au sein du marché européen.

Le projet sera directement piloté depuis le tout nouveau site à Béthune du partenaire français de Yutong, la société TWV qui desservira pour le compte de Yutong le marché européen.

Une présence du groupe en Europe et en France qui se renforce

Jusqu’à présent, Yutong a vendu plus de 8 600 véhicules dans toute l’Europe et ses produits sont distribués dans de nombreux pays tels que la France, la Grande-Bretagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Russie.

En termes de promotion des bus à énergie nouvelle, Yutong a réalisé des ventes de masse de bus purement électriques en France, en Islande, au Danemark, en Finlande, en Bulgarie, etc…

Depuis que le premier bus électrique pur français Yutong a effectué ses premiers essais sur le marché français en 2015, et que le groupe a procédé à des investissements dans des lots de bus électriques interurbains en 2017 et 2018, les bus électriques purs Yutong ont déjà parcouru plus d’un million de kilomètres en France.

Ce qui reflète non seulement pleinement la montée en puissance de Yutong sur les marchés étrangers au fil des ans, mais également l’adéquation et l’adaptabilité complète des bus électriques purs Yutong pour répondre à la demande du marché étranger.

 « A l’avenir, Yutong continuera à maintenir une présence régulière sur le marché européen, à étendre progressivement son réseau de ventes, à améliorer ses capacités de service et de fournitures de pièces, et à continuer d’innover son modèle commercial. Nous aurons à cœur d’établir et de consolider véritablement une image de marque responsable, et de nouer des partenariats commerciaux à long terme avec nos client européens » a déclaré Du Jingjun, Yutong Europeen Service Manager.

Pour faciliter l’arrivée de Yutong en Hauts-de-France, Nord France Invest s’est notamment occupée de la recherche du partenaire logistique correspondant aux besoins du groupe chinois.

Durisotti, la confiance regagnée

Mars 2019, le groupe britannique GFG alliance reprend le constructeur-carrossier Durisotti (Sallaumines, Hauts-de-France).
 
Un an après, nous faisons le point avec Philippe Baudon, DG de Liberty Europe et Jean-Claude Morel, Responsable des Ventes Spéciales Et Grands Comptes Publics chez Durisotti.

 

Quelles actions ont été mises en place au sein de Durisotti, suite à sa reprise par GFG Alliance ?

La priorité lors du rachat de Durisotti s’est portée sur le renforcement des équipes (acheteur, homologation et qualité, direction industrielle…).
Nous commençons également à développer des synergies intéressantes avec les autres entités du groupe sur les fonctions de gestion et d’achat notamment.
 
Enfin, cela a permis à Durisotti d’avoir de nouveau contacts, en France ou ailleurs, desquels pourraient découler de nouvelles opportunités.
 
Mais le principal bénéfice de cette reprise est le regain de confiance de nos partenaires et la lisibilité de l’entreprise sur le marché automobile.
 
Grâce à ce rachat par un grand groupe international, Durisotti est à nouveau perçue comme une entreprise fiable et pérenne.
 
A la fois par nos partenaires publics (ministères) et privés (constructeurs automobiles, notamment Renault et PSA, loueurs…).
 
Cela nous a également permis de renouer des liens avec des constructeurs comme Volkswagen ou Ford, avec qui nous ne travaillons pas encore. 
Et de décrocher des contrats que nous n’aurions peut-être pas eu quelques mois auparavant, avec nos propres clients.

 

Un an à peine après la reprise, la crise du COVID vient durement impacter le secteur automobile. Quelles conséquences pour Durisotti ?

L’usine a dû être totalement fermée pendant le confinement pour 3 raisons :
  • La protection de nos salariés
  • L’arrêt de la chaîne d’approvisionnement
  • La fermeture de nos clients
L’activité a redémarré le 11 mai, en mettant en place les mesures de protection et de distanciation nécessaires. 
Toutes les actions mises en place depuis la reprise de Durisotti en 2019 ont eu un impact positif et nous permettent de mieux vivre cette période de crise.
Grâce au dialogue ouvert avec les salariés et aubon climat social qui règne au sein de l’entreprise, la reprise s’est faite de façon douce et progressive.
Nous sommes aujourd’hui revenus aux 2/3 de nos effectifs et espérons que l’activité va encore s’intensifier pour organiser rapidement une reprise totale.
Nous ne notons pas, à l’heure actuelle, d’annulations de commandes. 
La pérennité retrouvée de l’entreprise et l’image solide qu’elle renvoie portent leurs fruits, même en ces temps difficiles.

 

Comment vous projetez-vous dans ce monde après COVID ?

Il est évident que la crise va engendrer de nouveaux modes de vie et de consommations.
 
Nous essayons de tirer parti de cette situation inédite. 
 
La santé retrouvée de Durisotti nous permet de saisir rapidement les nouvelles opportunités qui pourraient se présenter.
Le premier exemple, le plus concret, sont les gestes de distanciation et de préservation sanitaire.
Pour répondre à ce besoin à l’intérieur des véhicules, nous avons créé un kit de séparation anti-postillon spécifique, entre le chauffeur et ses passagers (avant et arrière) ainsi qu’entre le conducteur et le ou les passager(s) avant droit.
Ces écrans équipés de velcro sont faciles à monter et connaissent un grand succès.
De façon plus générale, nous devons considérer la part de marché de plus en plus importante du véhicule électrique, qui va continuer de se développer.
 
Bien qu’il y ait peu de différences pour nous, dans notre compétence d’aménagement des véhicules, ce segment peut représenter de nouvelles opportunités.
 
Enfin, il se pourrait qu’il y ait une augmentation de la création de véhicules d’intérêt sanitaire (type voiture labo) demandant des aménagements particuliers dont nous avons l’expérience au sein de Durisotti.

 

Durisotti, un savoir-faire rare

Créée en 1956, Durisotti est une entreprise automobile, spécialisée dans la transformation et l’aménagement de véhicules utilitaires légers (jusque 3.5 T).
 
L’objectif de l’entreprise est de permettre à ses partenaires (constructeurs et loueurs principalement), d’élargir leur offre produit.
 
Branches principales de l’activité :
 
  • La sous-traitance constructeurs (principalement pour Renault et PSA) : production de kits d’aménagement des véhicules (ex : Caisses Grand Volume, cabines approfondies…)
  • Ventes spéciales : création et réalisation d’aménagements en moyennes et grandes séries en réponse à des besoins spécifiques (véhicules d’intervention pour la police et la gendarmerie, fourgons pénitenciers, véhicules de transport des personnes à mobilité réduite, découpe de porte avant droite pour passage au-dessus des glissières de sécurité destiné aux véhicules autoroutiers…)
  • Moyennes et grandes séries pour des grands comptes privés : loueurs et assureurs, sociétés de construction (Vinci, Eiffage…) etc.
Très polyvalent, le groupe possède une quarantaine de métiers (plasturgie, sellerie, tournage, carrosserie…) qui lui ont permis de se diversifier au fil des années. 
En cas de besoins spécifiques, Durisotti sait s’adapter et proposer des solutions concrètes et innovantes répondant aux besoins de ses clients, notamment grâce aux compétences de son bureau d’étude.
Le groupe Durisotti compte 4 sites en France :
 
  • Sallaumines (Hauts-de-France)
  • Agen (Sud Ouest)
  • Durisotti Metz  et Durisotti Lorraine
Le site de Sallaumines, maison mère du groupe, s’étend sur 18 hectares.
 
Il compte 190 salariés, pour une production annuelle de 18 500 véhicules.
 
 
Ces articles pourraient également vous intéresser :
 

 

FEAL : le rendez-vous des professionnels de l’automobile

 

Le Forum Automobile Européen de Lille (FEAL) : anticiper l’automobile de demain

Tous les 2 ans depuis 2013, l’ARIA (Association Régionale des Industriels de l’Automobile) organise un événement de portée internationale : le FEAL. Ce dernier donne la parole aux experts de l’automobile comme Didier Leroy, alors Vice Président Exécutif et Chief Competitive Officer de Toyota Motor Corporation (1ère édition), lors de conférences et workshop. Le tout autour d’un objectif : anticiper les évolutions de la filière.
Cet événement premium (environ 300 personnes), donne une vraie lisibilité à la région Hauts-de-France sur le plan international. L’occasion de rencontrer en un même endroit, tous les acteurs de la filière :

  • constructeurs,
  • sous-traitants,
  • startups,
  • clusters,
  • institutions,
  • associations,
  • centres de recherches…

Ne manquez pas la prochaine édition du FEAL, les 25 et 26 novembre 2020. En raison des conditions sanitaires actuelles, l’événement est reporté au premier semestre 2021.
Pour en savoir plus, découvrez notre article sur l’édition 2018.

A lire également :
Toyota annonce la production d’un tout nouveau modèle en Hauts-de-France

Toyota lance la production de la 4ème génération de Yaris sur son site d’Onnaing

Les Hauts-de-France, une région de choix pour vos investissements dans le secteur automobile

 

Toyota au cœur de la 1ère région automobile française

Les Hauts-de-France, 1ère région automobile française

Les Hauts-de-France offrent de nombreux atouts pour les professionnels de l’automobile. Ce secteur stratégique français, représente 400 000 emplois, dont plus de 50 000 en Hauts-de-France. Des chiffres auxquels Toyota n’est pas étranger, avec 4 500 employés à horizon 2020 sur son site d’Onnaing.
La région se classe 1ère de l’Hexagone en production de véhicules. Elle bénéficie d’une position unique au cœur de l’écosystème automobile européen avec 2/3 des constructeurs dans un rayon de 500 km. Et jouit de la présence de 3 constructeurs mondiaux : Toyota, PSA et Renault.

En savoir plus sur le secteur automobile en région.

Toyota en Hauts-de-France : un site, deux véhicules

C’est l’actualité chaude de la semaine, le groupe japonais annoncé mardi la production de son nouveau SUV en France, sur son seul et unique site français à Onnaing, près de Valenciennes. Le petit dernier devra donc cohabiter avec l’incontournable et historique production locale, la Yaris !

  Toyota, une nouvelle production en Hauts-de-France

  La Yaris, 4 générations de véhicules produits en Hauts-de-France

  Le FEAL, RDV incontournable de la flière auto

Sources : Toyota, l’usine nouvelle

Toyota Onnaing : 4 générations de Yaris

La Yaris IV, produite en Hauts-de-France

Elle est plus légère, plus puissante mais pas plus longue. Essence ou hybride. Vous l’avez sans doute déjà lu, Toyota lance cette année la Yaris IV. Et c’est toujours le site d’Onnaing, près de Valenciennes en Hauts-de-France, qui est chargé de sa production. Ce projet d’envergure a nécessité 300M€ d’investissement et permis le recrutement de 500 nouveaux collaborateurs.
Les Yaris IV produites en Hauts-de-France sont destinées au marché européen, dont 20% pour la France, 1er consommateur de cette citadine de classe B.
Mardi 6 juillet, les 30 premières Yaris 4 sont sorties des lignes de production de TMMF (Toyota Motor Manufacturing France). D’ici quelques semaines, la cadence sera multipliée par 10 pour atteindre les 300 véhicules par jour, puis à terme les 1 254 véhicules par jour (soit 154 voitures de plus par jour que pour la Yaris 3).

« Le nombre de Yaris fabriquées en 2017 est le reflet de l’attractivité de ce modèle auprès des clients et du travail des 4 000 salariés qui les produisent. La technologie hybride reste pour nous un atout majeur puisqu’elle a représenté 47% de notre volume de production en 2017. Le nouvel investissement témoigne de la confiance du Groupe Toyota dans nos activités et vient saluer l’implication de nos équipes pour produire des voitures de qualité supérieure pour nos clients ». Luciano Biondo, Président de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF)

Toyota Onnaing, 4 générations de Yaris, 3,6M de véhicules produits

Le site Toyota d’Onnaing est le seul site de production du constructeur japonais en France et l’unique producteur de Yaris en Europe. Depuis son lancement en 2001, l’usine a assemblé 4 générations de Yaris (voir photo ci-dessous), voiture la plus produite en France en 2017 (classement cabinet Inovev).

Au total, cela représente plus de 3,6 Millions de véhicules. L’usine produit actuellement plus de 270 000 véhicules par an, avec l’objectif de dépasser les 300 000 en 2020. Une ambition qui sera atteinte grâce à l’annonce du lancement de production d’un tout nouveau SUV sur le site. 

TMMF, 20 ans d’investissements en Région Hauts-de-France

A lire aussi, dans la même thématique :

   Le tout nouveau SUV Toyota sera produit en Hauts-de-France !
  Toyota, au coeur de la #1 région automobile de France
  
   Le FEAL, RDV incontournable du seceur automobile européenSources : Toyota, l’usine nouvelle

Toyota : un 2nd modèle en production en Hauts-de-France !

Article mis à jour le 13 mai 2020

Toyota annonce la production d’un nouveau modèle en Hauts-de-France

Toyota Motor Manufacturing France l’a annoncé ce mardi 14 janvier 2020. L’usine d’Onnaing, seul site du groupe en France, produira sous peu un tout nouveau modèle de SUV : la Yaris Cross. Le véhicule, uniquement disponible en version hybride, est à destination du marché européen. Il vient s’ajouter à la production de sa grande mais néanmoins plus petite sœur :  la Yaris « classique », modèle historique du site.L’usine projette la sortie de 150 000 Yaris Cross par an, faisant monter sa production annuelle à 300 000 véhicules.

Le modèle, qui devait être présenté lors du salon automobile de Genève en mars dernier, a finalement été dévoilé en vidéo en ligne, en raison de la crise sanitaire. Sa commercialisation est prévu pour mi 2021.

Toyota Valenciennes, 20 ans de développement en Hauts-de-France

« Nos équipes sont enthousiastes et fières d’avoir été choisies pour produire ce nouveau modèle SUV au sein de la gamme Toyota, a commenté Luciano Biondo, président de TMMF. Notre ambition de produire 300 000 véhicules par an peut ainsi devenir réalité. La production de ce nouveau modèle permettra en outre au site de ne pas être tributaire du cycle de vie commercial d’un seul modèle, renforçant ainsi la stabilité des effectifs dans le temps. »

Retour en image sur les temps forts de la présence de Toyota en Hauts-de-France :

Un investissement cumulé de 1,5 Mrd €

La mise en place de cette seconde ligne de production a été rendue possible grâce à l’investissement exceptionnel de 300M€ de 2018. A ce montant, vient s’ajouter un investissement complémentaire de 100M€, permettant le lancement du nouveau véhicule.
Le groupe japonais aura injecté au total, près de 1,5 Mrd € en région depuis la décision d’implantation en 1997 (dont 610M€ pour le démarrage du site). Un engagement récemment salué d’un trophée à la 1ère édition des Choose France Awards, organisée par Business France.
Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, cet investissement est accompagné de la création de 400 CDI supplémentaires, montant ainsi les effectifs à 4 500 employés. Un record pour le site !
A lire également :
  Toyota Onnaing : 4 générations de Yaris

  Toyota au cœur de la 1ère région automobile française
 
   FEAL : le rendez-vous des professionnels de l’automobile

Source : Toyota

PSA : une gigafactory en Hauts-de-France ?

PSA – Région Hauts-de-France : des négociations exclusives pour l’usine de batteries

Peugeot-Citroën ambitionne de proposer une gamme de véhicules 100% électriques d’ici 2025. Pour cela, le groupe souhaite implanter une gigafactory (usine de batteries) en France. Un projet en partenariat avec SAFT, filiale du groupe Total.
Sur les 3 sites à l’étude – Douvrin (Hauts-de-France) Trémery (Grand Est) et Sochaux (Bourgogne-Franche-Comté), les Hauts-de-France ont su tirer leur épingle du jeu. La Région est entrée, mi-décembre, en négociation exclusive avec le groupe. Cette décision fait suite au vote d’une aide financière de 121M € (80M€ de fonds régionaux / 41M € issu des collectivités locales).

« Douvrin est le premier choix de PSA pour ce projet industriel massif, a assuré Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France. Il avait besoin de certitudes sur notre soutien financier ».

Ce projet d’envergure répond aux objectifs stratégiques de long terme de la Commission Européenne. Il représente un investissement global de 2,2Mrd € pour 2 500 emplois.
La décision finale sera prise par le groupe PSA en début d’année prochaine.

Pourquoi les Hauts-de-France sont-ils en pole position pour ce projet ?

Outre l’aide financière votée, la Région dispose de nombreux atouts structurels faisant d’elle le lieu idéal d’implantation d’une usine de batteries pour véhicules électriques :

  • 1ère région automobile française en termes de production de véhicules (700 000 /an) et de boîtes de vitesses (1.3M / an)*.
  • 2e région la plus attractive de France pour les investissements étrangers**
  • Région la plus attractive de France pour les IDE en termes de projets industriels***
  • Un écosystème R&D automobile privé / public et universitaire dynamique
  • La présence en région de 3 constructeurs automobiles mondiaux : PSA, Toyota et Renault et de plus de 550 fournisseurs, sous-traitants et prestataires du secteur

*Etude CCI Hauts-de-France 2019
**Bilan Business France 2018 / IBM
***Etude EY 2019

WTX, une diversification d’activité réussie

WTX, un projet de diversification convaincant

Implantée depuis plus de 60 ans à Roubaix en Hauts-de-France, WTX est spécialisé, à l’origine, dans la fabrication de conduits flexibles pour l’automobile. Détenu par les groupes japonais Maruyasu Industries et Sekiso Corporation, le site nordiste se devait de trouver des solutions de reconversion pour assurer sa pérennité. L’équipe roubaisienne a donc décidé d’explorer deux pistes, qui ont convaincu tant la maison mère via un soutien de 5,4M€ pour les investissements, que les pouvoirs publics via l’octroi, par le Conseil régional, d’une avance remboursable de 400K€.

1ère diversification dans son métier historique : équipementier automobile

C’est tout naturellement vers l’automobile, son métier de base, que s’est d’abord tourné WTX pour pérenniser son avenir. Pour cela, les équipes R&D se sont penchées sur la mise au point d’un process innovant permettant de diminuer le bruit de la ventilation dans l’habitacle des véhicules. Ce qui a permis à WTX d’être sélectionné pour promouvoir l’industrie française en Allemagne et démontrer ainsi la capacité des entreprises françaises à proposer des solutions innovantes. Le produit développé par WTX retient toute l’attention des équipes de BMW qui décident de le tester. Les essais sont concluants, et BMW procède à l’installation de ce nouveau produit dans la prestigieuse « Série 3 ». Comme le souligne Jean-François Charlet « il y a des associations qui fonctionnent ! Si la rigueur de BMW est de tous les instants avec des audits réguliers de très haut niveau pour vérifier la qualité de notre produit, tout est clair entre nous ! »
Après cette première étape, WTX s’est fixé l’objectif de convaincre les autres constructeurs de la qualité de son produit, visant à l’amélioration du confort des usagers et de la nécessité à l’installer dans leurs gammes de véhicules.

WTX, une seconde reconversion dans le domaine du bâtiment

L’histoire ne s’arrête pas en si bon chemin ! Fort de cette expérience positive dans son métier originel d’équipementier automobile, WTX réfléchit à une autre déclinaison de son innovation, et quasi naturellement porte son dévolu sur le monde du bâtiment. Cette fois, c’est l’univers de la climatisation qui fait l’objet de toutes les attentions de la société. Première étape, le développement d’un silencieux pour les systèmes de VMC. Accompagné d’ECO TLC*, WTX se lance ainsi dans l’écologie acoustique et développe son projet à partir de vêtements usagers via le Relais. Les produits développés atteignent un très haut niveau de performance et répondent aux différentes normes en vigueur et à venir. La société va plus loin dans sa démarche écologique et s’engage à minimiser l’impact de sa production sur l’environnement. Seconde étape, la création d’une marque : eHHo. A destination du particulier et des collectivités, la gamme eHHo associe relief, matériaux et couleurs, permettant ainsi une personnalisation extrême. Sur le plan commercial, WTX travaille actuellement sur un référencement auprès des places de marchés et a développé un site internet.

 

Contacter NFI

 

*Eco TLC a été créé pour favoriser la récupération et valorisation des Textiles, du Linge de maison et des Chaussures (TLC) usagés, pour répondre aux enjeux environnementaux de la prévention des déchets et de la préservation des ressources naturelles dans le respect des piliers du Développement Durable.

Liberty reprend le carrossier français Durisotti

Le groupe Britannique GFG Alliance reprend le carrossier Durisotti

Via son entité Liberty, le groupe GFG Alliance dirigé par Sanjeev Gupta reprend la société française Durisotti. Implantée en Hauts-de-France depuis sa création en 1956, Durisotti est spécialisée dans la transformation de véhicules utilitaires légers.
Malgré une période difficile, l’entreprise a toujours cherché à accroître ses revenus et ses marges, ainsi qu’à développer de nouveaux produits. Cette démarche lui a permis de conserver sa valeur et sa place de second transformateur automobile national. Placée en redressement judiciaire en début d’année, Durisotti se réjouit de cette reprise très rapide, qui lui assure un bel avenir, comme en témoigne son Président Philippe Baudon.
« Durisotti est une société qui possède une longue histoire, un savoir-faire et des relations fortes avec ses partenaires et clients. Malgré une période difficile, l’entreprise a toujours été vigilante à la qualité de ses produits et conserve une activité saine. Nous avons encore beaucoup à offrir et les synergies créées avec le groupe Liberty nous promettent de belles perspectives. De son côté, Durisotti offre à Liberty une équipe de qualité, possédant un réel savoir-faire ; une connaissance de métier dans un domaine très spécifique et complémentaire à son activité intrinsèque. »

L’acquisition de Durisotti par Liberty, une opération stratégique pour les deux parties

Du point de vue de Durisotti

Avec cette opération de M&A, le Groupe Liberty se fixe comme objectifs de « consolider les carnets de commandes de l’entreprise, diversifier son offre de produits et accroître sa base clientèle ». Pour cela, Durisotti bénéficie désormais de 3 grands avantages, comme le souligne Philippe Baudon :

  • Un appui financier : grâce à la solide économie du groupe Liberty, le carrossier français va pouvoir réaliser les investissements en attente, lui permettant de gagner en productivité et d’augmenter ses stocks
  • Un gain de visibilité et de notoriété au national et à l’international, grâce au réseau du Groupe GFG Alliance
  • L’ouverture à de nouveaux marchés et partenaires étrangers et notamment un travail en synergie avec les entreprises britanniques du groupe ayant une activité complémentaire

Du point de vue de Liberty Alliance

En 10 mois, le groupe GFG aura pénétré le marché français par l’acquisition de 3 entreprises à fort potentiel, dont deux en Hauts-de-France :

  • Aluminium Dunkerque, plus grande usine d’électrolyse d’Europe implantée en Hauts-de-France 
  • Durisotti, deuxième constructeur automobile français, spécialisé dans la conversion d’utilitaires légers, ayant 3 usines en France à Sallaumines (Hauts-de-France), Metz (Lorraine) et Agen (Lot-et-Garonne)
  • AR industries (Liberty Wheel France), le seul fabricant de roues en aluminium, implanté à Diors (Indre)

Une croissance externe verticale, lui permettant de diversifier son offre dans le secteur automobile et d’asseoir sa présence en France et en Europe, et faisant de Liberty un acteur majeur de l’industrie nationale. « Durisotti nous aidera à renforcer et à diversifier notre présence en aval dans le secteur automobile, rejoignant nos autres activités françaises dans notre chaîne de valeur intégrée. » déclare Sanjeev Gupta, PDG de Liberty (Groupe GFG Alliance)

Quelles perspectives pour Liberty-Durisotti ?

Philippe Baudon, est très confiant pour l’avenir :
« Nous n’avons pas fixé d’objectif chiffré de croissance à l’heure actuelle, mais nous souhaitons continuer à développer la société. Nous avons désormais la possibilité d’augmenter notre performance et le volume de production, afin de répondre toujours mieux aux demandes de nos clients. Le réseau commercial de Liberty va nous permettre de renforcer notre position sur le marché et de développer de nouvelles opportunités de diversification, que nous saurons saisir.
Je suis également ravi que cet accord bénéficie du soutien des employés et j’ai hâte de travailler avec eux pour les aider à continuer de réaliser le plein potentiel de l’entreprise. »