C’est notre souci principal car le problème s’avère particulièrement aigu depuis quelques années. Il tient à deux paramètres essentiels à notre activité : la mobilité et la pratique de l’anglais, qui sont indispensables sur nos chantiers.
La crise du Covid a également profondément modifié les comportements. Certains salariés ont remis en question l’idée de quitter leurs attaches familiales pendant plusieurs mois, ce que l’on peut parfaitement comprendre.
Si vous ajoutez le fait que nous recherchions des profils techniques avec des compétences mécaniques ou électriques, vous comprenez pourquoi le problème est épineux même si notre recrutement s’effectue à l’échelle nationale, voire internationale.
Récemment, nous avons embauché un technicien français vivant à Saint-Etienne rencontré en Norvège sur un chantier alors qu’il terminait une mission de son côté. J’ai effectué l’entretien en visioconférence et comme cette personne était mobile et avait de l’expérience, je n’ai pas hésité longtemps à lui faire une proposition qu’il a acceptée.
Face à ces tensions, nous avons aussi fait évoluer certaines de nos exigences et adapté nos pratiques, y compris pour des fonctions plus sédentaires comme au sein du service comptabilité.
En revanche, il reste difficile de faire appel à des apprentis, car l’essentiel de notre activité se déroule chez nos clients, qui, pour des raisons de sécurité, ne peuvent généralement pas accueillir de jeunes profils, ce qui est compréhensible mais regrettable.
Malgré ces contraintes, nous constatons que les collaborateurs qui nous rejoignent s’inscrivent généralement dans la durée.
Une fois intégrés, ils comprennent rapidement l’intérêt de travailler chez nous : des projets techniques stimulants, une dimension internationale forte et une réelle autonomie dans les missions qui leur sont confiées.
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