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  • Auto-entrepreneurs français ou internationaux
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Accueil»Nos actualités»Investor Day : retour sur les grands enseignements de la 6e édition

Investor Day : retour sur les grands enseignements

de la 6e édition

Après une transformation réussie, les Hauts-de-France préparent leur accélération. Mercredi 14 octobre 2026 s'est tenue la 6e édition de l'Investor Day. Entre analyse de la période 2016-2025 et prospective sur la prochaine décennie, retrouvez les points marquants des 16 intervenants de la matinée.
Date de publication Publié le 19.10.2026
Nord France Invest

Opéré par NFI pour le compte de la Région Hauts-de-France, Investor Day constitue chaque année le grand rendez-vous de l’écosystème économique de la région Hauts-de-France qui compte désormais une décennie d’existence. L’édition 2026 a permis d’analyser la transformation profonde de son tissu économique, de ses secteurs d’excellence et de sa place en Europe sur cette période. Mais aussi de se projeter sur les défis majeurs des dix années à venir en tenant compte des facteurs d’attractivité régionale, des atouts du territoire et des freins et enjeux que les acteurs économiques rencontrent au niveau local, national et européen. Retour sur cet événement ou chacun a joué franc-jeu entre paroles d’experts, témoignages d’industriels et mises en perspective par des acteurs institutionnels et politiques.

Les règles du jeu
ont changé

« Les transformations passées ne garantissent pas forcément les succès à venir. Mais c’est en comprenant ce qui a fait la différence au cours de la dernière décennie que nous pourrons regarder devant nous, en sachant que les Capex d’aujourd’hui dessinent les nouvelles chaînes de valeurs et métier de demain dans un monde qui s’accélère ».

C’est par ces mots que Luc Doublet, Président de NFI, a accueilli les 280 participants d’Investor Day 2026.

Xavier Bertrand, Président de la région Hauts-de-France, a fait de même, soulignant la vision économique régionale. « Nous avons refusé dans les Hauts-de-France la spécialisation à outrance, associant des entreprises des secteurs traditionnels à de nouvelles filières d’avenir, tout en restant ouvert aux opportunités de marché. L’arrivée de gigafactories, l’émergence d’une vallée de l’IA ou la création du Canal Seine-Europe sur notre territoire sont propices à l’attractivité de notre région au sein de laquelle les investisseurs sont aussi nos meilleurs ambassadeurs ».

Ces propos introductifs ont précédé l’intervention de Vincent Vicard, Directeur du département commerce international de l’institut français d’économie. Ce dernier a été chargé de planter le décor international auquel plus aucune entreprise ne peut échapper. « La dernière décennie a été frappée par toute une série de chocs conjoncturels : Brexit, Covid, guerre en Ukraine, crise énergétique… Elle se caractérise aussi par un déséquilibre structurel géopolitique et géoéconomique qui rebat les cartes du commerce mondial en raison de l’omniprésence chinoise et de l’attitude agressive américaine.

Cette situation pousse l’Europe à revoir son logiciel puisque les règles du jeu d’hier sont aujourd’hui obsolètes ». Ce constat a conduit l’intéressé à formuler une recommandation concrète à l’attention des acteurs économiques : « Il devient impératif de combiner les forces locales aux évolutions internationales ». Des arguments qui ont fait mouche auprès d’un large public de décideurs recoupant toute la typologie des entreprises des Hauts-de-France.

2016-2025 : quand les Hauts-de-France
ont changé de dimension

La première table-ronde de la 6e édition d’Investor Day a été consacrée à l’analyse du développement économique de la région sur la période 2016-2025 avec, comme sous-titre « Quand les Hauts-de-France ont changé de dimension ».

McCain illustre cette dynamique. La célèbre société agroalimentaire canadienne fête en 2026 son 45e anniversaire en région à travers son implantation historique d’Harnes (Pas-de-Calais). Son directeur général Emena, Julien Tomei, explique sa dimension stratégique.

« Il était essentiel pour nous d’être basé au cœur du bassin de production de la pomme de terre. Nos sites régionaux font l’objet de 150 M€ d’investissement depuis 2024. Le siège européen du groupe et le centre de recherche sont basés à Villeneuve d’Ascq. Sa proximité avec notre usine permet de tester rapidement nos projets d’innovation, un axe essentiel à notre développement dans un secteur très concurrentiel ».

Le dirigeant souligne par ailleurs la qualité de l’écosystème qui a poussé le groupe agroalimentaire à s’ancrer régionalement.

« Nous travaillons avec un réseau d’agriculteurs, dont 60 % se trouvent en Hauts-de-France, avec lesquels nous nous sommes engagés dans une agriculture régénérative pour assurer notre pérennité. Nous bénéficions par ailleurs de partenaires locaux et de fournisseurs d’une grande fiabilité pour faire croître notre productivité, sans oublier des salariés compétents, engagés et motivés ».

🔎Lire le témoignage de Maxime Debrye, Directeur du site de Harnes sur l’ancrage régional fort de McCain en Hauts-de-France

Rodolphe Delaunay Président Toyota Motor Manufacturing France1, insiste lui aussi sur cette notion d’ancrage régional à travers l’anecdote suivante :

« Le premier directeur de notre usine d’Onnaing qui a vu le jour en 1991 a été formé intensivement à la culture nippone et au système Toyota avant qu’on lui demande de… tout oublier pour mieux s’adapter à l’ancrage régional ! »

Initialement conçu pour une production de 150 000 véhicules, le site a doublé ses performances ainsi que ses effectifs. Il emploie aujourd’hui 5 000 salariés et constitue l’un des plus gros employeurs du département.

« Toyota a pour philosophie de produire là où vivent nos clients. La force des Hauts-de-France est de pouvoir toucher 110 millions d’habitants dans un rayon de 400 km » argumente Rodolphe Delaunay qui évoque deux autres clés de succès : l’enthousiasme des autorités régionales et nationales à accueillir Toyota qui avait aussi étudié une implantation dans l’Est de la France et en Espagne, et l’implication de la main d’œuvre locale.

Confrontée à la bataille de la compétitivité, Toyota ne peut pas jouer sur les salaires par rapport à d’autres unités du groupe pour gagner en productivité. En revanche, elle active d’autres leviers bien plus performants comme l’explique son dirigeant France. « Les coûts salariaux représentent 10 % de la valeur d’un véhicule alors que les achats pèsent pour 80 % d’entre eux. Nous avons donc beaucoup travaillé sur notre chaîne de valeurs grâce à un tissu étoffé et de qualité de fournisseurs et à de l’intégration verticale de certains équipements ».

🔎Redécouvrir le témoignage complet de Rodolphe Delaunay, Président Toyota Motor Manufacturing France sur les 25 ans de développement du groupe en Hauts-de-France

1 Par ailleurs Président de Aria Hauts-de-France

Une capacité
de résilience

Le développement économique n’est pas un long fleuve tranquille, certains secteurs souffrant plus que d’autres. Aude Pertoldi, Présidente de Dow France, témoigne à ce titre des difficultés de la chimie.

« Cette filière est pénalisée par une concurrence acharnée des pays de l’Est et une augmentation des coûts de l’énergie qui peut atteindre 40 %. Cela a eu pour conséquence de voir disparaître plusieurs acteurs sur notre plateforme de Villers-Saint-Paul dans l’Oise2. Nous avons réussi à tirer notre épingle du jeu grâce à la diversification de nos marchés ».

La dirigeante souligne en outre le manque de lisibilité d’une réglementation européenne qui change trop vite. Ce qui pose une question de fond : comment une région peut-elle lisser les conséquences de facteurs qu’elle ne maîtrise pas ?

« Nous bénéficions d’un bon dialogue territorial à toutes les strates de décision avec des interlocuteurs qui nous écoutent » répond Aude Pertoldi. Cette dernière loue enfin la position centrale des Hauts-de-France en Europe, un argument fort à l’égard de ses investisseurs puisque le marché européen représente 80 % de l’activité de Dow France.

2 Site industriel mutualisé de 40 hectares regroupant plusieurs entreprises chimiques fonctionnant comme un écosystème industriel intégré

Grands projets d’infrastructures, emplacement au cœur de l’Europe, culture industrielle, nouvelles filières d’avenir, main-d’œuvre appréciée, grandes écoles, universités et centres de formation… Autant de paramètres qui expliquent que « Le territoire s’est inscrit durablement dans le trio de tête national et le top 10 européen des régions qui attirent le plus les investisseurs étrangers » comme le fait remarquer Marc Lhermitte, Partner EY, Global Lead Attractiveness & Competitiveness. Un constat d’autant plus méritoire lorsqu’il indique que « l’Europe n’enregistre pas de croissance notoire depuis plusieurs années ».

Un Vieux-Continent où le couple franco-allemand pèse 40 % de la richesse produite avec de nombreux projets communs entre les entreprises des deux côtés du Rhin, comme le souligne Doris Birkhofer, Présidente de Siemens France et Présidente de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie.

« Notre entreprise allemande est installée dans les Hauts-de-France depuis un siècle. Notre ancrage territorial se manifeste par notre participation à des projets aussi emblématiques que la création du métro de Lille, le premier du monde en 1983 à être automatique, l’aéroport de Lille ou encore le tunnel sous la Manche ». Siemens France offre aux industriels une palette de solutions en termes de sécurité, de durabilité et d’innovation, trois critères désormais cruciaux aujourd’hui et encore plus dans l’avenir. « De la question du changement climatique en passant par la sécurité physique ou numérique, les entreprises doivent faire face à de nouvelles vulnérabilités qu’il est nécessaire d’intégrer et d’anticiper ».

2026-2035 : Les Hauts-de-France façonnés
par ceux qui investissent aujourd’hui

La 2e table-ronde de l’événement intitulée « 2026-2035 : Les Hauts-de-France façonnés par ceux qui investissent aujourd’hui » a permis à ses participants de nous expliquer comment ils conjuguaient présent et futur dans un monde d’incertitudes.

Laurence Verdier, Country Leader France de 3M, a mis justement l’accent sur l’avenir en région de la marque inventrice du ruban adhésif Scotch ou encore du Post’It, né d’un ratage industriel et expression du « 15 % culture » de l’entreprise3. Présent régionalement depuis 1952, 3M a investi dans le site de production de Tilloy-Lez-Cambrai (Nord) créé en 1975. Celui-ci fabrique principalement des microsphères de verre, des adhésifs et des bandes rétroréfléchissantes utilisées pour la signalisation routière et la sécurité. Un nouveau plan d’investissement de 21,4 M€ est annoncé pour sa modernisation globale.

« Nous continuons d’investir, notamment pour réduire notre impact environnemental. Nous avons déjà baissé de 60 % notre consommation d’eau et continuons à améliorer notre performance énergétique ». Cet enracinement local va de pair avec une projection à moyen et long terme. « Nous tablons sur une croissance à deux chiffres d’ci 2030. Nous nous interrogeons constamment sur nos besoins futurs, notamment en termes de nouvelles compétences. La question porte sur la meilleure façon d’attirer des talents et leurs profils car de nouveaux métiers vont apparaître avec l’IA et l’accélération de nouvelles technologies ».

3Né en 1968 d’un adhésif qui collait faiblement sans abîmer le papier, le produit révolutionnaire de Post’It tient pour beaucoup à un principe historique de l’entreprise qui permet à ses salariés de consacrer environ 15 % de leur temps de travail à des projets innovants sans priorités commerciales immédiates afin de favoriser la créativité, l’initiative et l’innovation interne.

L’innovation fait aussi partie intégrante de la raison d’être du groupe irlandais Ecocem spécialisé dans les ciments et liants bas carbone implanté à Dunkerque. Sa technologie ACT (Advanced Cement Technology) vise à produire un ciment avec 70 % de CO2 en moins « plus performant, plus durable et au même prix qu’aujourd’hui » comme aime à le répéter son directeur général Conor O’Riain. 10 ans de recherche, 50 M€ d’investissement pour construire une première ligne de production, 170 M€ supplémentaires prévus pour une montée en puissance entre 2028 et 2030…l’enjeu est ni plus ni moins d’accélérer la décarbonation de l’industrie cimentière qui représente 8 % des émissions mondiales de CO2.

Autre défi de taille : le fret. « Aujourd’hui, cela nous coûte moins cher de livrer à Londres qu’à Paris » témoigne le décideur qui voit dans l’ouverture du Canal Seine – Nord Europe une voie (fluviale) pour développer l’activité. « Cette infrastructure est déterminante pour nous. Elle devrait nous permettre de faire grandir notre site dunkerquois ».

La vie des investisseurs n’étant pas un long fleuve tranquille, Conor O’Riain se heurte aux transpositions de la réglementation européenne propre à chaque pays. « Je gère une équipe de 22 personnes spécialisées sur cette problématique. Celle-ci doit impérativement faire l’objet d’une harmonisation européenne. De toute façon, si l’industrie cimentière ne décarbone pas rapidement, elle le paiera très cher à l’arrivée ».

Innovation toujours avec Horiba, groupe japonais spécialisé dans les instruments d’analyse, de mesure et de contrôle. Son site de Loos près de Lille, créé en 2021, abrite son centre mondial d’excellence pour la spectroscopie Raman. Cette technologie permet d’identifier la composition moléculaire d’un matériau par analyse optique sans prélèvement ni destruction de l’échantillon. « Nous venons d’annoncer un investissement de 20 M€ pour industrialiser une nouvelle génération de capteurs et de systèmes analytique » précise Laurent Fullana, Président de Horiba France. Lequel met en avant deux points forts régionaux dans une perspective de développement à moyen et long terme.

« Nous avons l’ambition de recruter massivement dans le domaine de l’ingénierie, la R&D, les logiciels et la fabrication de précision. Les Hauts-de-France disposent à ce titre d’un écosystème bien articulé entre le monde académique, universitaire et industriel. De plus, la région et ses représentants ont su tisser avec nos investisseurs une relation durable de confiance, un point clé pour les industriels japonais ».

Les vallées de la batterie
et de l’IA

Investor Day 2026 a laissé la parole à des acteurs de deux filières d’avenir, objet d’une mobilisation de tout l’écosystème économique et politique des Hauts-de-France. Ayumi Kurose, General Manager Industrialization de AESC France et directeur des affaires publiques France d’AESC, symbolise tout d’abord le volontarisme régional pour créer une vallée de la batterie qui devient réalité.

Cette gigafactory de batteries lithium-ion pour véhicules électriques a débuté en 2025 sa production à Lambres-lez-Douai à proximité de l’usine Renault de Douai, son unique client. L’usine de 80 000 m2 représente 1,3 milliard d’euros d’investissement et emploie 1 300 personnes au total grâce à un recrutement essentiellement local réalisé en 18 mois.

« Même si notre site est entièrement automatisé, nous avons besoin de personnels de production et de maintenance. Merci aux acteurs régionaux de l’emploi pour leur mobilisation. Notre difficulté réside dans le fait que la fabrication de batterie constitue un métier totalement nouveau dont l’apprentissage ne peut se faire que par la formation interne, ce qui demande du temps. De fait, le site ne fonctionne aujourd’hui qu’à 50 % de sa capacité ».

Avec en prime un challenge supplémentaire. « Le savoir-faire est au Japon. Nous faisons donc appel aux experts de notre maison-mère pour transmettre leurs compétences dans les Hauts-de-France, ce qui coûte cher ». D’où le souhait d’Ayumi Kurose de voir arriver dans les Hauts-de-France… des concurrents.

Une remarque surprenante mais pleine de bon sens. « La demande en batteries de qualité est considérable alors que l’écosystème autour de cette filière est encore naissant. Plus nous serons nombreux et mieux nous serons structurés ». Le décideur donne ainsi l’exemple des machines utilisées dans les gigafactories conçues et fabriquées à 95 % en Asie.

Autre point soulevé par le General Manager Industrialization de AESC France, lequel peut avoir une incidence sur une décision d’investissement d’envergure : le coût de fabrication de son usine française. « Il représente une enveloppe financière deux à trois fois supérieure à celle de la Chine ». Ayumi Kurose regrette au passage le nombre limité d’entreprises en France en capacité d’assurer la conception et la réalisation d’un tel site. Un levier sous-estimé qu’il faudrait probablement améliorer.

Softbank, représentée par sa directrice investissement Nahoko Hoshino, incarne pour sa part “la vallée de l’IA” majeure en Europe que les Hauts-de-France ambitionne de devenir. Le géant japonais, fruit d’un conglomérat de technologie et d’investissement, a annoncé son grand programme européen d’infrastructures d’intelligence artificielle.

Celui-ci prévoit jusqu’à 45 milliards d’euros pour construire trois centres de données à très haute puissance de calcul d’ici 2031 en région. Parmi les nombreux critères qui ont prévalu au choix des Hauts-de-France, Softbank évoque « sa culture numérique », Nahoko Hoshino affirmant vouloir collaborer avec les universités, écoles d’ingénieurs et centres de recherche locaux.

Des actes
plutôt que des promesses

Les prospectives peuvent parfois se perdre en conjectures. Pour éviter cet écueil, Investor Day s’est intéressé à la façon dont une grande région allemande préparait l’avenir dans une logique de benchmarking.

Felix Neugart, Directeur général de NRW Global Business, agence de promotion de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a détaillé « l’expérience de la North Rhine-Westphalia » en guise de perspective Allemande. Land le plus peuplé du pays (18 millions d’habitants) aux frontières de la Belgique et des Pays-Bas, la première région économique d’Allemagne (environ 22 % du PIB national) se classerait parmi les 20 plus grandes puissances économiques mondiales si elle était un état souverain.

Historiquement célèbre pour ses activités minières, elle opère comme les Hauts-de-France jadis une transition industrielle majeure.

Philippe Beauchamps, Vice-président de la Région Hauts-de-France chargé des relations aux entreprises, de l’emploi et de la formation professionnelle et Bertrand Gaume, Préfet de la Région Hauts-de-France, ont eu la charge de clôturer Investor Day 2026. Le premier en soulignant le poids économique et social des entreprises internationales dans la région (176 000 emplois en 2023).

Il a aussi annoncé en avant-première des chiffres 2025 en termes d’investissements étrangers très positifs malgré le contexte international et propose de poursuivre une méthode d’anticipation, de vision et d’opportunité qui porte ses fruits. Le second en soulignant l’attractivité renouvelée d’une région qui a connu la désindustrialisation.

La 6e édition d’Investor Day est terminée. Vivement la prochaine !

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