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4 cas de figure :
  • Entreprises étrangères tous secteurs confondus souhaitant se développer en Hauts-de-France
  • Entreprises françaises n’ayant pas de site en Hauts-de-France
  • Entreprises des Hauts-de-France ayant un enjeu de transmission
  • Entreprises des Hauts-de-France détenues par des capitaux étrangers ayant un projet de développement
Nos services ne s’adressent pas aux :
  • Auto-entrepreneurs français ou internationaux
  • Entreprises françaises souhaitant exporter
  • Entreprises internationales cherchant uniquement des réseaux de distribution

Pourquoi faire appel à Nord France Invest ?

Nord France Invest vous fait bénéficier d’un accompagnement totalement personnalisé, gratuit et entièrement confidentiel. L’agence centralise pour vous toutes les informations nécessaires à l’évaluation de votre projet. Nous facilitons votre recherche de locaux, de partenaires ou de terrains. Nous organisons vos visites sur site. Nous accélérons votre mise en réseau avec vos futurs partenaires régionaux. Retrouvez les services détaillés de l’agence sur cette page.

Quels sont les projets sur lesquels nous pouvons vous accompagner ?

L’agence accompagne les projets d’investissement créateurs d’emplois. La nature des projets varie selon 3 cas principaux :
  • Les projets de création
  • Les projets d’extension de sites présents en région
  • Les projets de reprise d’entreprises régionales par des sociétés internationales
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Accueil»Success stories»TMMF, le made in France de Toyota

Toyota Motor Manufacturing France

Le made in france du constructeur japonais

Implanté en Hauts-de-France depuis 1991, le constructeur japonais a bâti en région les fondations d'un succès national, s'imposant comme le 1er constructeur automobile de France depuis 2022. Retour sur investissement pour Toyota avec Rodolphe Delaunay, son Président.
Date de publication Publié le 25.06.2026
Nord France Invest

Toyota, 25 ans de développement
en Hauts-de-France

Numéro un mondial de l’automobile pour la cinquième année consécutive, Toyota a commercialisé 10,8 millions de voitures en 2024.

Le constructeur aux 73 sites de production a implanté sa première usine française à Onnaing près de Valenciennes dans les Hauts-de-France en 19991.

Celle-ci a largement dépassé les cinq millions de véhicules prévus et s’impose depuis 2022 comme le premier fabricant automobile de l’hexagone.

Avec Renault (Douai et Maubeuge) et Stellantis (Hordain), Toyota (Onnaing) complète un triumvirat de sites industriels qui font des Hauts-de-France le premier pôle automobile français (en nombre de véhicules produits).

🔎 Découvrir la puissance de la filière automobile régionale

Notre région regroupe près de la moitié de la production hexagonale.

Elle le doit prioritairement au constructeur nippon, premier employeur privé régional.

En l’espace de 25 ans, Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) a doublé sa production et ses effectifs, au nombre de 5 000 salariés aujourd’hui.

Ce résultat est le fruit d’un investissement de 1,5 milliard d’euros réalisés en plusieurs phases.

En sus des coûts de création du site, TMMF a débloqué 450 M€ en 2020 pour l’ajout des lignes de fabrication de la nouvelle Yaris et la Yaris Cross.

L’usine française s’est focalisée sur le marché de l’hybride qui représente 100 % de sa production actuelle, les véhicules électriques de la gamme Toyota étant fabriqués au Japon.

Elle n’exclut pas cependant de nouvelles évolutions de production et dispose pour cela de 800 000 m2 de réserves foncières disponibles.

De quoi alimenter encore plus la culture automobile des Hauts-de-France et son leadership automobile. Au-delà de la présence de ses trois constructeurs, notre territoire bénéficie d’un réseau dense d’équipementiers et de sous-traitants, sans compter sa vallée de la batterie et ses multiples gigafactories.

Retour sur son investissement avec son président, Rodolphe Delaunay.

 

1Date de lancement des travaux pour un début de production et une inauguration en janvier 2001

Nous avons bénéficié d’un accompagnement exemplaire en Hauts-de-France.

Rodolphe Delaunay, Président de Toyota Motor Manufacturing France

Rappelez-nous le contexte de l’implantation
de Toyota à Valenciennes ?

En 1977, pour contrecarrer la progression des ventes de voitures japonaises sur son sol, l’Europe a imposé un quota limitant la part de l’importation de voitures japonaises, lequel était fixé en France à 3  % des immatriculations nationales1.

En décidant de créer Toyota Motor Manufacturing France à Valenciennes alors que la marque ne disposait auparavant que d’une représentation commerciale, notre firme s’est donné les moyens de gagner des parts de marché en Europe.

Toyota possède par ailleurs la caractéristique de produire ses véhicules dans la région du monde où elle les commercialise, ce que nous appelons en interne le best in town.

Ceci explique pourquoi nous comptons 73 usines dans le monde.

Nous disposons à cet effet d’une équipe dédiée qui parcourt sans cesse la planète à la recherche de nos futures implantations.

1 Un accord conclu au début des années 1990 mettait fin à ce quota strict et prévoyait une augmentation progressive des importations. Ces mesures ont pris fin avec l’ouverture complète du marché européen et le renforcement de la production locale de constructeurs japonais en Europe.

 

À l’origine, l’objectif de Toyota Valenciennes était de produire 150 000 véhicules avec 2 000 salariés. 25 ans plus tard, nous enregistrons 5 000 collaborateurs et 5 millions de véhicules produits.

Rodolphe Delaunay

Quels facteurs ont prévalu au choix de Valenciennes
et des Hauts-de-France ?

Les candidats pour nous accueillir étaient nombreux.

Différents sites ont donc été étudiés selon des critères précis, en sachant que Shoichiro Toyoda, président de Toyota Motor Corporation de l’époque, aimait venir en France, pays considéré comme le berceau de l’automobile.

Il rencontrait ses homologues et échangeait régulièrement avec Jacques Calvet, notamment pour savoir si nous serions les bienvenus en cas de création d’une usine de fabrication destinée à la fabrication de petites citadines.

L’assentiment du patron emblématique du groupe PSA Peugeot-Citroën de l’époque a été prépondérant, tout comme l’implication de Jean-Louis Boorlo, Maire de Valenciennes à cette période.

Nous avons bénéficié d’un accompagnement exemplaire incarné par un interlocuteur unique en la personne d’un sous-préfet qui a grandement facilité les échanges avec tous les interlocuteurs concernés.

Même si au départ les décideurs nippons craignaient la lourdeur administrative française, ils ont vite été rassurés, y compris par le passage aux 35h qui n’a pas posé de problèmes majeurs puisque cette mesure a été intégrée dès la création de l’activité.

🎤 Interview : Caroline Barbe, Avocate associée chez Solucial et spécialiste en droit du travail revient sur la flexibilité du travail en France

Les acteurs économiques des Hauts-de-France, de l’échelle locale à l’échelle régionale, sont unis et savent d’une même voix se mettre au service de l’investissement et du développement industriel. Pour Toyota, cette mobilisation collective constitue une vraie plus-value.

Rodolphe Delaynay

Les acteurs économiques considèrent qu’il y a eu un avant et un après Toyota.
Comment l’expliquez-vous ?

La culture Toyota est unique en son genre.

Certains constructeurs cherchent à nous copier, mais personne n’y arrive fondamentalement.

L’une des raisons tient à notre rapport singulier avec nos fournisseurs que nous considérons comme des partenaires à part entière.

Nous les accompagnons dans leur développement et nous les soutenons dans le cadre d’une collaboration de long terme.

Il n’est pas question de les menacer en leur mettant une pression à chaque contrat en leur disant « faites attention, vous n’êtes pas sûrs d’obtenir le prochain projet » afin de leur faire baisser leurs prix.

Nous avons participé très activement à la venue de certains dans la région, comme notre filiale Toyota Bushoku Corporation qui s’est installée en 2008 dans l’ancienne usine Faurecia à Somain ou encore Toyota Tsusho Europe et Toyotomi Europe basés à Onnaing (59).

Ces entreprises font partie intégrante de la galaxie Toyota.

 

Pourquoi insistez-vous sur l’importance
de la proximité de vos fournisseurs ?

Nous pensons que la productivité nécessite de la réactivité et, par conséquent, une chaîne logistique courte.

🔎 Optimisez vos flux logitiques depuis les Hauts-de-France

Nous cherchons à ce titre à tisser un réseau de fournisseurs de proximité.

Depuis la Covid, les coûts du transport dépassent le prix de certaines pièces.

Des territoires comme la Grande-Bretagne connaissent une pénurie de fournisseurs qui ont tendance à s’installer au Maghreb.

De plus, et contrairement aux autres constructeurs qui sous-traitent l’essentiel de la fabrication des pièces de leurs véhicules, nous avons intégré la fabrication de nos pare-chocs avant et arrière, et de notre planche de bord.

Cette stratégie fait intrinsèquement partie de l’ADN de Toyota.

Quelles sont les principales caractéristiques
de l’usine TMMF de Valenciennes ?

Il s’agit tout d’abord de la plus grande et la plus productive des usines Toyota en Europe, au nombre de six actuellement.

C’est aussi celle qui produit le plus de véhicules en France.

Au bout de 25 ans d’existence, notre site est intrinsèquement lié au territoire valenciennois et à son image.

Nous employons 5 000 salariés et contribuons très fortement à la vie du territoire.

Le montant de notre impôt sur les sociétés de 50 M€ en 2024 vous donne un aperçu de notre contribution financière, sans oublier une dimension sociale forte : partenariats, sponsoring, mécénat, relations avec les universités, écoles et organisme de formation, etc.

Mais ce qui nous caractérise fondamentalement, c’est le partage de la culture Toyota qui irrigue tout le personnel et qui nous permet dans un contexte économique et social complexe de garder notre leadership.

Nous recrutons et formons notre personnel en ce sens et enregistrons peu de turn-over.

Les personnes qui nous quittent le regrettent d’ailleurs souvent…

Quels sont vos prochains défis
et objectifs ?

Le premier est d’assurer que TMMF soit toujours compétitif pour les 20 prochaines années.

Pour cela, nous poursuivons la montée en compétences de notre personnel et le maintien d’un bon dialogue social, l’automatisation de notre production, etc.

Le prochain défi majeur, c’est la question énergétique.

Sur notre site, l’objectif est d’être zéro émission de CO2 et autonome sur notre consommation d’eau en 2030.

Maintenant, sur le plan de l’activité, nous sommes tributaires des décisions européennes.

À ce titre, la fin des moteurs thermiques en 2035 me semble être une aberration.

La décision a été trop brutale.

Elle ne tient pas compte des consommateurs réticents à payer des véhicules électriques plus chers, de la pénurie des métaux rares indispensables à la fabrication des batteries, et à la concurrence féroce des Chinois qui risquent d’inonder le marché.

Ils ont vingt ans d’avance sur nous dans l’électrique et sont les seuls à maîtriser toute la chaîne de valeur.

J’alerte sur ce danger car l’Europe et la France ont été trop radicaux et pressés, et ils dérèglent le marché.

Point de vue
L’energie et les taxes, deux leviers cruciaux de l’investissement industriel en france

Les chefs d’entreprise font partie des personnes les mieux placées pour évoquer les forces et les faiblesses de l’investissement industriel en France.

Rompu à la vision internationale de Toyota, Rodolphe Delaunay a exprimé son point de vue sur cette question.

La France a beaucoup d’atouts mais, dans un contexte de concurrence internationale, doit être capable de faire la différence.

Elle doit à ce titre proposer une énergie qui soit moins chère qu’ailleurs, procéder à des simplifications administratives d’envergure et faire très attention au coût du travail.

Nous ne pourrons jamais être compétitifs par rapport au Maroc, la Tunisie, la Turquie ou les pays d’Europe de l’Est.

À un moment donné, la compétitivité ne pourra plus absorber les augmentations de taxes et de charges et un groupe comme Toyota sera contraint économiquement de délocaliser ou de confier de nouveaux projets à des pays plus attractifs.

Vous avez un projet automobile
en Hauts-de-France ?

Céline Céline
Gautier Gautier

Céline et Gautier sont votre binôme dédié sur le secteur mobilité. Ils vous accompagnent dans toutes les étapes de votre développement en Hauts-de-France de façon confidentielle et gratuite.

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