Le premier est d’assurer que TMMF soit toujours compétitif pour les 20 prochaines années.
Pour cela, nous poursuivons la montée en compétences de notre personnel et le maintien d’un bon dialogue social, l’automatisation de notre production, etc.
Le prochain défi majeur, c’est la question énergétique.
Sur notre site, l’objectif est d’être zéro émission de CO2 et autonome sur notre consommation d’eau en 2030.
Maintenant, sur le plan de l’activité, nous sommes tributaires des décisions européennes.
À ce titre, la fin des moteurs thermiques en 2035 me semble être une aberration.
La décision a été trop brutale.
Elle ne tient pas compte des consommateurs réticents à payer des véhicules électriques plus chers, de la pénurie des métaux rares indispensables à la fabrication des batteries, et à la concurrence féroce des Chinois qui risquent d’inonder le marché.
Ils ont vingt ans d’avance sur nous dans l’électrique et sont les seuls à maîtriser toute la chaîne de valeur.
J’alerte sur ce danger car l’Europe et la France ont été trop radicaux et pressés, et ils dérèglent le marché.